Après le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Italie rejoignent la banque asiatique AIIB

Publié le par Vahine

Après le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Italie rejoignent la banque asiatique AIIB

Les choses évoluant très vite, en ce moment, il est important de se tenir au courant,

Un article du site : Sputnik : http://fr.sputniknews.com

 

 

 

Paris, Berlin et Rome souhaitent rejoindre la Banque asiatique AIIB

17.03.2015

Créée en 2014 sur l'initiative de la Chine, l'Asian Infrastructure Investment Bank est destinée à financer les projets d'infrastructure dans la région Asie-Pacifique. Son capital initial est de 50 milliards de dollars.

La France, l'Allemagne et l'Italie ont décidé, après la Grande-Bretagne, d'adhérer à la nouvelle Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures AIIB, a rapporté le Financial Times.

La Grande-Bretagne a exprimé son intention de rejoindre l'AIIB la semaine dernière, suscitant le mécontentement de Washington. Pékin a salué la décision de Londres.

 

Selon le Financial Times, la décision des pays européens est un revers diplomatique pour l'administration de Barack Obama qui n'a pas réussi à persuader les pays occidentaux qu'ils pourraient mieux influer sur le fonctionnement de la nouvelle banque s'ils n'adhéraient pas à l'AIIB.

 

Créée en 2014 sur l'initiative de la Chine, l'Asian Infrastructure Investment Bank est considérée comme une institution concurrente de la Banque mondiale (BM) et de la Banque asiatique de développement (BAD). Elle est destinée à financer les projets dans les transports, l'énergie, les télécommunications et d'autres infrastructures dans la région Asie-Pacifique. Son capital initial est de 50 milliards de dollars.

 

La création de la banque AIIB est un nouveau chapitre dans la rivalité croissante entre la Chine et les Etats-Unis, dont la question centrale est "qui définira les règles économiques et commerciales en Asie". L'Australie, qui a d'abord renoncé à rejoindre la banque sous l'influence américaine, a récemment déclaré qu'elle pourrait revenir sur sa décision.

 

L'agence Chine nouvelle a rapporté que la Suisse, la Corée du Sud et le Luxembourg envisagent aussi à adhérer à la banque AIIB.

 

Parmi les 21 pays ayant signé l'accord de fondation de la banque en octobre 2014 figurent la Chine, l'Inde, la Thaïlande, le Bangladesh, la Malaisie, le Singapour, les Philippines, le Pakistan, le Brunei, la Cambodge, le Kazakhstan, le Koweït, le Laos, le Myanmar, la Mongolie, le Népal, l'Oman, le Qatar, le Sri Lanka, l'Ouzbékistan et le Vietnam. L'Indonésie a plus tard aussi exprimé son désir d'adhérer à la banque.


 

Et un autre sur Réseau International ( mal traduit ) :

 

Les rats quittent le navire ! Après Londres, Paris, Berlin et Rome souhaitent rejoindre la banque asiatique AIIB

18 mars 2015

ENORME ! C’est donc bien Jim Willie qui avait raison, depuis des années ! Quel changement de paradigme quant à la Dé-dollarisation qui prend une autre ampleur, imaginez un peu l’impact géopolitique, et ce que ça signifie ! 

La France, l’Allemagne et l’Italie ont décidé de suivre l’exemple de la Grande-Bretagne et de rejoindre la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB) gérée par la Chine.

La décision des quatre pays de devenir membres de l’AIIB a porté un nouveau coup aux efforts américains visant à maintenir les pays occidentaux à l’écart de cette nouvelle institution, a écrit le Financial Times se référant à des officiels européens.

La Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures a été lancée à Pékin en 2014. Elle vise à stimuler l’investissement en Asie dans le domaine des transports, de l’énergie, des télécommunications et d’autres infrastructures. Considérée comme une rivale de la Banque mondiale, dominée par l’Occident, et de la Banque asiatique de développement.

La Chine avait déclaré un peu plus tôt cette année qu’au total, 26 pays étaient membres fondateurs, venant pour la plupart d’Asie et du Moyen-Orient.

Le Japon, l’Australie (principal allié des Etats-Unis dans la région Asie-Pacifique) et la Corée du Sud, poids lourds de la région, sont absents, bien que le premier ministre australien Tony Abbott ait annoncé ce week-end qu’il prendrait sous peu une décision finale quant à l’adhésion à l’AIIB.

Séoul a indiqué être toujours en discussions avec la Chine et d’autres pays au sujet de sa possible participation.

Selon Zero Hedge , cela fait suite à l’Australie et au Royaume-Uni ...

L’Australie, un allié clé des États-Unis dans la région Asie-Pacifique, qui en était venue sous la pression de Washington à rester en dehors de la nouvelle banque, a également dit qu’elle allait  maintenant repenser cette position.

Lorsque la Grande-Bretagne a annoncé sa décision de rejoindre l’AIIB la semaine dernière, l’administration Obama a déclaré au Financial Times que cela faisait partie d’une tendance plus large par Londres envers la Chine. Les responsables britanniques ont été relativement muets dans leur critique de la Chine sur sa gestion des manifestations pro-démocratie à Hong Kong l’année dernière.

La Grande-Bretagne a tenté de gagner « l’avantage du premier »  en s’inscrivant la semaine dernière à la banque chinoise naissante avant d’autres membres du G7.

La Grande-Bretagne espère s’imposer comme la destination numéro un pour les investissements chinois et les fonctionnaires britanniques étaient impénitents.

Ce qui, comme Forbes explique , laisse Obama avec trois options …

1) Continuer à faire pression sur ses alliés pour qu’ils ne rejoignent pas le AIIB tant que les procédures de gouvernance de la banque sont assurés,

 2) Rejoindre l'AIIB lui-même, ou

3) Laisser tomber la question.

ZeroHedge conclut :

La Dé-dollarisation continue … Comme Simon Black l’a récemment conclu, nous pouvons maintenant voir que les mots se transforment en actions …

[Les Alliés] sont peut-être trop polis pour dire aux États-Unis droit dans les yeux « Regardez, vous avez $ 18,1 trillions de dette officielle, vous avez $ 42000000000000 de passif non capitalisé, et vous êtes une sorte de poids pour nous. On se débarrasse de vous .” Ainsi, à la place, ils y vont avec l’approche « ce n’est pas vous, c’ est moi » .

Mais à tous ceux qui y accordent une attention, c’est assez évident où va cette tendance .

Ce ne sera pas long avant que d’autres pays occidentaux sautent dans le train anti-dollar dans l’action et pas seulement dans les mots.

Source: réseau authentique

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