La descente aux enfers de la classe moyenne américaine

Publié le par Vahine

La descente aux enfers de la classe moyenne américaine

Et pendant ce temps là ........

C'est à dire pendant que leurs dirigeants dépensent des sommes astronomiques pour répandre la guerre et la terreur dans le reste du monde .... la classe américaine moyenne ....... crève de faim !

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Quatre chiffres qui montrent la descente aux enfers de la classe moyenne américaine [The Anti Media]

Paul Buchheit

March 18, 2015

Il y a quelque chose de complètement dysfonctionnel et pervers dans une société qui crée chaque année 30 billions de dollars de richesse alors que dans le même temps 6 millions d’enfants se nourrissent grâce à des bons alimentaires.

Les médias mainstream publient rarement des chiffres comme ceux là. Les super riches continuent à construire leurs propres données statistiques aussi discrètement que possible. Et les membres du Congrès n’ont que peu de curiosité pour les chiffres, excepté quant il s’agit de coupes budgétaires et le nombre de zéros de la somme qu’ils ont rassemblé à la fin de leur campagne de financement.

Mais les chiffres ont également le pouvoir de révéler la chute dramatique de la classe moyenne américaine depuis 35 ans.

 

1 135 000 enfants sont sans domicile fixe alors que dans le même temps, 115 000 ménages ont des revenus annuels supérieurs à 10 millions de dollars.

Des données récentes montrent que les 1% les plus riches ont augmenté leur richesse pour atteindre le chiffre stupéfiant de 10 millions de dollars de revenus par ans. Et alors qu’ils comptent leur argent dans la nuit froide de janvier, 138 000 enfants, selon le ministère du logement, sont sans domicile.

2 Le salaire moyen des ménages travaillant dans les industries à bas salaire comme Wallmart ou Mc Donald est de 400$

L’institut de politique économique rapporte que 45 milliards de dollars sont engagés tous les ans sur le budget fédéral et dans le cadre de différents programmes sociaux pour les salariés gagnant moins de 10,10$ de l’heure. Ainsi, le salaire moyen des ménages employés des industries à bas salaire, comme la restauration, la vente au détail et l’aide à la personne, est de 400$. Wallmart a prévenu qu’une augmentation des salaires de 1$ lui coûterait un milliard par an. L’an dernier, la firme a réalisé 25 milliards de dollars de profits…

Mais il y a encore plus sordide : selon un article de PBS, Walmart a dépensé environ 6,5 milliards de dollars dans le rachat de ses propres actions pour enrichir davantage ses investisseurs, approximativement le même montant qui est facturé chaque année aux contribuables pour le programme fédéral d’aide alimentaire, Medicaid, le logement, et d’autres programmes sociaux destinés aux salariés des entreprises à bas salaire.

3 Alors que 30 billions de nouvelles richesses étaient créées, le nombre d’enfants bénéficiant du programme de bons alimentaires a augmenté de 70% 

Avant la récession, 12% des enfants bénéficiaient du programme d’aide alimentaire. Maintenant, ils sont 20% (NDT : un enfant sur cinq !). Cela correspond à une augmentation de 70%, de 9,5 millions d’enfants en 2007 à 16 millions en 2014. Dans le même temps, la richesse produite aux états-unis à augmenté de 30 billions de dollars. Malgré cette richesse phénoménale, notre nation est incapable d’assurer la sécurité alimentaire pour ces membres les plus vulnérables.

4 Malgré la dégradation de la sécurité alimentaire, le programme fédéral d’aide alimentaire a été réduit de 8,6 milliards de dollars et les économies ont bénéficié aux grands groupes de l’agro-alimentaire.

Alors que de plus en plus d’enfants connaissent la faim, les plus grandes firmes du secteur agro alimentaire continuent d’encaisser l’argent des contribuables pour augmenter leurs profits.

Le projet de loi agricole 2014 a supprimé 8,6 milliards de dollars du programme d’aide alimentaire, dont près de la moitié des bénéficiaires sont des enfants, alors que dans le même temps, 14 milliards de dollars sont versés chaque année aux 10% des exploitations agricoles les plus grosses.

Les médias font leurs grands titres sur la reprise économique, le boom des marchés actions, et la baisse du chômage. Mais la bourse n’a enrichit que les 10% les plus riches de la population, en leur reversant des millions de dollars depuis la récession, alors que les nouveaux emplois sont sous qualifiés, d’un niveau de fin d’études secondaires, et souvent dépourvus d’assurance médicale et de caisse de retraite. Trop d’américains autrefois prospères ont été battus, cassés, et attendent en vain de nos leaders politiques qu’ils mettent un terme à la redistribution à sens unique de la richesse nationale.

Source : The Anti Media

Traduction Guillaume Borel

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