Baisse du niveau scolaire : Comment l'Education Nationale cherche à faire de nos enfants des imbéciles ...

Publié le par Vahine

Baisse du niveau scolaire : Comment l'Education Nationale cherche à faire de nos enfants des imbéciles ...

Ou comment l'Etat compte transformer nos enfants en crétins :

Comment le gouvernement a décidé que nous étions trop formés, trop cultivés,

Et donc trop enclin à réfléchir et à critiquer ...

Il est plus facile de " tenir " un peuple quand celui-ci manque d'éducation, de connaissances, de capacité de raisonnement.

Qu'à cela ne tienne, la génération suivante sera totalement inculte et totalement abrutie, incapable de réfléchir, l'Education Nationale s'en charge !!!

Et je suis bien placée pour le savoir ...

Au programme : Des connaissances complexes, abstraites et qui ne servent à rien et ne surtout pas apprendre ce qui est indispensable, et pas forcément compliqué, ou le noyer dans une masse d'informations non hiérarchisées :

Exemple : Les programmes de géographie du collège. Essayez donc de lire le sommaire d'un livre de géographie, c'est incompréhensible, même pour un adulte, c'est plus de la sociologie ou de la politique ( ou du lavage de cerveau ) qu'autre chose, et il n'y a pas de leçon, on étudie des documents, même en primaire ...

Les gamins ne comprennent rien, c'est le but ! Ils ne savent plus ( au sens propre) où ils habitent !

" Quel est le fleuve qui traverse Paris ? " ... " Heu ......", " Paris ! La capitale de la France ! " ... " Heu ... ", " Voyons, tu sais ce que c'est qu'une capitale ? " ...... " Heu ... " ........

En histoire, c'est encore pire, d'ailleurs les enfants ne savent pas si telle leçon est une leçon d'histoire ou de géographie !

Et bien entendu, c'est en français que la catastrophe est la plus évidente : Ainsi on apprend aux enfants ce qu'est une " bulle " dans une BD par exemple ( on s'en fout ! ), mais, au collège, ils ne sont toujours pas capables de trouver le verbe dans une phrase ! Enfin, quand ils sont capables de lire ladite phrase !

Voila pourquoi les éditeurs réécrivent les livres pour que le peu d'enfants qui lisent encore puissent les comprendre !

Cette baisse de niveau n'est pas " une erreur ", c'est fait exprès !

En effet, entre l'acculturation des peuples et leur addiction à la télé et aux jeux vidéos, les gouvernements peuvent faire ce qu'ils veulent sans que personne ne réagisse !!!

Exemple : Faire passer la loi martiale état d'urgence à 1 heure du matin et ensuite la reconduire indéfiniment ....

Qu'est ce que vous croyez ? Qu'ils vont renoncer à ce pouvoir de leur plein grè ???

L'état d'urgence, dans 50 ans on y est encore !!!

Bon, allez, j'arrête de m'énerver ...

Vahine.

Un article pris sur Je suis en retard : http://celeblog.over-blog.com/article-le-club-des-5-et-la-baisse-du-niveau-85677083.html

 

2 octobre 2011

 

 
 

 

 

  Je ne sais si, comme moi, vous fûtes bercés durant votre enfance par Claude, Mick, François, Annie et Dagobert. Je dois dire que je garde du Club des 5 d'Enid Blyton un excellent souvenir : des aventures extraordinaires, des personnages attachants auxquels on s'identifiait facilement, un super-chien presque humain dans ses réactions… Bref, le Club des 5 fut une vraie étape de mon enfance.

 

  Or donc j'ai un jour entendu qu'il y avait quelque chose de pourri au royaume de la bibliothèque rose. Je ne parle pas ici de la présentation "marketing" de la collection affreuse, ni même des  horribles illustrations de couverture qui ont remplacé les beaux dessins d'époque (qui ont d'ailleurs disparu des pages intérieures, alors qu'ils y rythmaient auparavant l'intrigue)… je parle de la traduction. « Traduction revue », me dit mon édition contemporaine. Et pour cause !

 

Traduction massacrée serait en fait le terme le plus approprié. Je vous propose donc un petit comparatif entre la traduction originale et celle que l'on peut trouver aujourd'hui dans les librairies, avant d'essayer de tirer de tout cela quelques enseignements. Je m'appuie pour ce faire sur le titre Le Club des Cinq et les saltimbanques, renommé depuis Le Club des Cinq et le Cirque de l'Étoile. À lire pour savoir quoi acheter à notre enfant, petite nièce, arrière-cousin, fils des voisins…

 

 

I- Oui, oui, tout a changé ! (comparaison d'ensemble)

 

  À commencer par le titre, donc, qui évacue le mot « saltimbanque », probablement jugé pas assez politiquement correct (vous verrez, l'accusation n'est pas gratuite). Rien à voir avec une volonté de se rapprocher du titre anglais, au passage. 

 

1) Il est une fois

 

  Modification la plus radicale : le récit n'est plus au passé simple, mais bien au présent ! 

Claude soupira → Claude soupire

 

2) On n'est pas des nous !

 

  Le niveau de langue des personnages a singulièrement baissé. Tous les « nous » sont devenus des « on », et le vocabulaire est sacrément appauvri !

Donc, nous n'irons pas à Kernach cet été, conclut François. Qu'allons-nous faire, alors ? → Dans ce cas, c'est très clair : on n'ira pas à Kernach cet été, conclut François. Alors, qu'est-ce qu'on fait ?

Oui, c'est une bonne idée ! → Mais oui, c'est un projet génial !

 

 

3) Les descriptions, c'est ennuyeux

 

  Et donc les pauvres descriptions du roman ont fondu. Et on a également coupé un certains nombre de phrases, de répliques : non à la longueur ! 

 

4) Le politiquement correct

 

  Rappelons que, dans l'histoire, nos amis croisent Pancho, un jeune forain accompagné d'un sympathique singe, et qui est malheureux car il est traité rudement par son « oncle ». Comprenez qu'il est battu. C'est dit dans le livre. Cela fait du jeune garçon un personnage touchant, compagnon d'autres jeunes bambins aux conditions de vie difficiles dont la littérature pour jeunes gens est remplie. Or dans l'édition actuelle, Pancho n'est plus battu : tout au plus a-t-il reçu une fois une gifle de son oncle. Les motivations psychologiques des personnages ne collent d'ailleurs ainsi absolument plus à l'action. 

  Signalons au passage que la méfiance que les forains expriment envers la police a tout bonnement été caviardée, ainsi qu'une scène pourtant pittoresque où une vieille foraine ratatinée récupère les ouistitis enfuis à grand coups de paroles incompréhensibles, façon vieille sorcière. 

  De surcroît, les répliques ont été « redistribuées » entre les différents personnages : ce n'est plus Annie qui pleure à intervalles réguliers ou qui va faire la tambouille. Qu'on se le dise, le sexisme ne passera plus par le Club des 5 ! 

 

 

II- Étude de cas (le chapitre 10)

 

  Afin de bien rendre compte de ce qui a été infligé à la série, j'ai choisi — complètement au hasard — un chapitre du livre et ai comparé avec précision les deux traductions. 

 

VOCABULAIRE/NIVEAU DE LANGUE

 

Quand ils furent en vue → Quand ils s'approchent

Comptez-vous aller plus loin bientôt ? → Vous comptez rester longtemps ?

Nous resterons ici aussi longtemps qu'il nous plaira → On restera ici aussi longtemps qu'on voudra

Nous aurons du mal à l'empêcher de s'en prendre à ces messieurs → Nous aurons du mal à l'empêcher de vous sauter dessus.

Mon bon Dagobert ! → Salut, toi ! 

Au revoir ! À bientôt ! → Allez ! À bientôt ! Salut !  

 

CAVIARDAGE (politiquement correct)

 

  Tout le passage où Mick soupçonne à voix haute l'oncle de Pancho d'avoir envisagé de les voler est coupé. Dommage, il permettait de montrer d'intéressantes réactions psychologiques : rougissement de Mick, peur de blesser l'autre, réaction saine de Pancho.

  On ne mentionne plus que l'« oncle » de Pancho a élevé ce dernier, orphelin, juste pour l'argent. 

 

J'irai dans un autre cirque, parce que , dans celui-ci, on ne veut pas me laisser approcher des chevaux. C'est de la jalousie, j'en suis sûr, parce que je sais m'y prendre avec eux. → caviardé. Bouh les mauvais sentiments ! 

 

dit Lou en montrant ses vilaines dents jaunes → dit-il en montrant du doigt les roulottes rouges et vertes. 

Tu m'as battu → Tu m'as grondé

Je ne pensais pas que Pancho pouvait s'entendre avec des enfants comme vous. Ce n'est pas son genre ! → Je pensais que c'était une mauvaise idée que Pancho devienne votre ami : il souffrira de vous quitter quand le cirque reprendra la route.

 

Admirez comment on a violemment injecté une grosse dose de bons sentiments dégoulinants au méchant oncle. De manière générale, cet oncle perd à peu près tout ses défauts, et on se demande bien ce qu'on en vient à lui reprocher.  

 

CAVIARDAGE (raccourcissement pur, descriptions massacrées, etc.)

 

Claude trouvait réconfortante la certitude que Dagobert l'entendrait si elle le sifflait. Il accourrait au premier appel ! → Y'a plus !

 

 (D'autres phrases disparaissent dans le même passage)

 

Et puis, je me plais avec vous ! — Merci répondit Annie. → y'a plus ! 

Ils passèrent une heure à discuter, puis le soleil disparut dans un flamboiement d'incendie, et le lac refléta de merveilleux tons de pourpre et d'or. → Ils passent encore une heure à discuter, puis le soleil disparaît derrière les sommets alpins, et le lac prend des reflets dorés. 

 

 

III- Synthèse

 

  Si nous résumons rapidement, le lexique s'est appauvri ainsi que les descriptions, le langage est plus « proche » de celui des jeunes, le passé simple —probablement jugé trop difficile d'accès — a disparu, la complexité psychologique des personnages ainsi que leurs caractéristiques propres ont été gommées… et surtout le texte a été soumis à une véritable révision idéologique, façon Anastasie !

 

La gentillesse irradie, suinte de partout ; les méchants ne sont plus trop méchants ; l'expression des préjugés est évacuée ; la figure de l'enfant battu est pudiquement passée sous silence ; les scènes de genre qui présentent le monde des forains comme un groupe social doté d'un certain protectionnisme, d'une certaine méfiance des étrangers et de pratiques parfois hors du commun ont disparu.

Ajoutons à cela quelques incohérences délicieuses : on fait intervenir Dagobert dans le dialogue à un moment où il n'est pas là ; et surtout, les membres du Club des 5, désormais armés de leurs téléphones portables, vont quand même frapper à la porte de la ferme pour téléphoner (leur couverture réseau n'a pas l'air excellente !).

 

  Que s'est-il passé ? On peut y voir d'une part l'influence du pédagogisme : nul doute qu'une personne dotée des meilleures intentions du monde s'est dit que non, vraiment, ces histoires étaient un peu dures, et qu'il fallait lisser tout ça, pour ne pas présenter aux enfants des choses qui pourraient les choquer, leur donner de mauvaises idées, etc. 

 

  Mais j'y vois aussi une marque de la baisse du niveau. On ne révise pas des traductions à ce point si ce n'est aussi pour des raisons commerciales. Pourquoi ce lexique rachitique, ce présent de l'indicatif ? Mais parce qu'il faut continuer à vendre les livres, bien sûr, et pour cela, il faut que le maximum d'enfants puissent les lire ! De là à dire que le niveau de lecture baisse et que les commerciaux s'en sont rendu compte et on cherche à remédier à cela, il n'y a qu'un pas que je me permets de franchir. 

 

  En conclusion, si vous aussi vous avez aimé le Club des 5 et si vous souhaitez faire partager ce plaisir aux jeunes gens d'aujourd'hui, le marché de l'occasion vous tend les bras !  

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N.L. Taram 25/01/2016 06:50

Bonjour Vahine, voilà un texte intéressant, je vais le partager avec mes amis enseignants. Cette comparaison entre l'ancienne traduction et la nouvelle explique (en partie, je crois qu'il d'autres problèmes) que maintenant 3 fois sur 4 je ne comprends pas ce que racontent les jeunes gens (exemple Facebook). Il y a du souci à ce faire pour l'avenir, en particulier pour la langue française (qui est un régal).

Vahine 25/01/2016 13:54

Tout à fait, et les problèmes tournent surtout autour de ce qui fait sens, d'où l'incapacité à construire un raisonnement si on n'a pas le vocabulaire et l'usage correct de la syntaxe ...
Ça va être de plus en plus difficile d'élever des enfants correctement ...

N.L. Taram 25/01/2016 06:52

Petite omission "qu'il Y A d'autres problèmes"...