Poutine : La Russie veut devenir le plus grand exportateur mondial de produits non génétiquement modifiés.

Publié le par Vahine

Poutine : La Russie veut devenir le plus grand exportateur mondial de produits non génétiquement modifiés.

Et pendant ce temps là en Russie,

Ou comment les russes vont pouvoir manger correctement pendant qu'ici, les multinationales continueront à nous empoisonner ...

Comme toujours, la Russie résiste au Nouvel Ordre Mondial et à la pression des lobbys, en particulier, ceux de l'agriculture industrielle,

Je crois que je vais y émigrer ...

Un article de Sott nett : http://fr.sott.net/article/27532-Des-russes-bio-des-etasuniens-OGM

 

Des russes bio, des étasuniens OGM...

 

Rudy Panko

30 jan. 2016

 

Commentaire : Les déclarations de Poutine s'ancrent dans le réel. La mise en application des solutions qu'il propose est en général rapide et concrète, nous avons pu le constater ces derniers mois... On serait enclin à le croire quand il affirme que la Russie est capable de fournir une nourriture de qualité, à un niveau mondial. L'effet d'une telle allégation va cependant plus loin : ne fait-elle pas ressortir l'inconsistance du discours des tenants d'une agriculture intensive pro-OGM qui nous prédisent, depuis des années, une éradication de la faim dans le monde qui jamais ne vient ? Qui nous promettent une nourriture de qualité, une considération pour les agriculteurs et un respect de l'environnement tout aussi fictif ? Est-il utile de préciser que les Monsanto, Syngenta, BASF, Bayer, DuPont, Dow Chemical et Cargill sont les plus parfaits représentants de cette agriculture occidentale dégénérée ?  

Cette déclaration de Poutine est tout sauf anodine : il se positionne. Ce faisant, il révèle le « camp adverse » qui nous propose, lui, sa version cauchemardesque de la réalité, à coup de TAFTA, de TTIP, de TISA, de CETA. 
 

La Russie vise à devenir premier exportateur mondial de produits alimentaires non génétiquement modifiés. Pendant ce temps, aux États-Unis d'Amérique ... 

La Russie a fait le choix confiant de l'écologique et du civilisationnel quand, en septembre, le vice-Premier ministre Arkadi Dvorkovitch a annoncé que, « dans la mesure où les organismes génétiquement modifiés font peur, nous avons pris la décision de n'en utiliser aucun dans les productions alimentaires. »

En termes simples, cela signifie que les Russes n'ont pas à s'inquiéter au sujet des manchettes du genre « Monsanto fait pression à l'OMS et en Californie pour ne pas citer le glyphosate comme un cancérogène », ou bien « 59 variétés de maïs indigène en danger car Monsanto lorgne sur le Mexique ». 

Mais la décision des Russes d'adopter la nourriture biologique n'a pas été prise simplement pour garder les gens en bonne santé. Poutine a déclaré le mois dernier que la Russie voulait devenir le plus grand exportateur mondial de produits non génétiquement modifiés. Il a dit :

Non seulement nous sommes en mesure de nous nourrir nous-mêmes en prenant en considération nos ressources de terres, d'eau - la Russie est capable de devenir le plus grand fournisseur mondial d'aliments sains, écologiquement purs et de haute qualité, ce dont se privent depuis longtemps les producteurs occidentaux, surtout compte tenu du fait que la demande pour ce genre de produits ne cesse de monter sur le marché mondial.

Poutine a également déclaré que, dans la dernière décennie, d'importatrice de la moitié de sa nourriture, la Russie est devenue exportatrice nette. Poutine prétend que la Russie gagne désormais plus d'argent de la vente de nourriture que de la vente d'armes et de carburant. 

Pendant ce temps-là, dans les USA du génétiquement modifié déréglementé : 

La façon dont la viande est produite aux USA est déjà très enveloppée de mystère : des entreprises et jusqu'à des lois empêchent les gens de dévoiler ce même à quoi les abattoirs ressemblent.

Au surplus, une loi récemment abrogée a rendu la viande étasunienne encore plus mystérieuse : là-bas, les gens n'ont plus le droit de savoir d'où provient leur viande. Tant de mystère sur la viande en si peu de temps :

Selon Associated Press, fin 2015, le Congrès a abrogé la mesure d'étiquetage, la loi Country-of-Origin Labeling (COOL) [marquage du pays d'origine] exigeant des détaillants qu'ils indiquent explicitement le pays d'origine de toute viande rouge. En d'autres termes, aux USA, le bœuf et le porc emballés n'auront plus l'obligation de porter une étiquette indiquant la provenance de l'animal - ce qui signifie que le consommateur aura moins d'informations sur le produit qu'il achète. Selon Food and Water Watch, le projet de loi avait été qualifié de « cadeau de vacances du Congrès pour l'industrie d'emballage de la viande ».

Peut-être le moment est-il venu pour la suite de La Jungle ? [*] Que quelqu'un aille déterrer Upton Sinclair. En attendant, achetez russe. 

Notes : 

La jungle, est un roman écrit par le journaliste et romancier étasunien Upton Sinclair en 1906. Sinclair rédigeât ce roman pour décrire la vie des immigrants aux USA. Mais beaucoup de lecteurs étaient plus intéressés par ses révélations sur les pratiques de l'industrie d'emballage de la viande au début du 20ème siècle, étayées par une enquête qu'il avait faite pour un journal socialiste. Ce livre décrit la pauvreté, l'absence de programmes sociaux, la vie et les conditions de travail désagréables, et le désespoir très répandu au sein de la classe ouvrière, en fort contraste avec la corruption profondément enracinée chez les gens au pouvoir. L'écrivain Jack London en a fait une critique appelée, « La Case de l'Oncle Tom de l'esclavage salarié ». Considéré comme un fouineur, le journaliste Upton Sinclair dénonçait la corruption au sein du gouvernement et des affaires. Il publia d'abord son roman sous la forme d'un feuilleton, dans le journal socialiste Appeal to Reason, entre le 25 février 1905 et le 4 novembre 1905. En 1904, travaillant incognito dans les usines de conditionnement de la viande des abattoirs de Chicago pour le journal, Sinclair passa sept semaines à rassembler des informations.]

Rudy Panko
Numidia liberum
sam., 30 jan. 2016

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