Macron élu : Arnaque ? Coup d'état ? L'oligarchie mondiale a gagné !

Publié le par Vahine

Macron élu : Arnaque ? Coup d'état ? L'oligarchie mondiale a gagné !

Ces élections ont été émaillées d'irrégularités en tous genres, j'en ai déjà parlé dans mes précédents articles :

  • Oublie des parrainages d'Asselineau
  • Débat avec la moitié des candidats
  • Oublie de la candidature d'Asselineau dans les sondages
  • Censure médiatique de l'UPR ....

Depuis mon dernier article on peut rajouter :

  • Epuration des comptes des partisans de l'UPR sur Facebook :

En effet Facebook a annoncé qu'il allait traquer les faux comptes ( logiciels-robots ), par hasard ( bien sûr ! ) à la veille des élections françaises ...

Si je le sais, c'est que j'y ai eu droit ! Et c'est la deuxième fois ! Compte disparu, sans justification valable et sans espoir de retour.

Si vous me suivez sur Facebook, vous devez être perdus : je me suis appelée : Mimine Derien avec une photo de chat, puis : Jean Némard avec la photo d'Asselineau, et maintenant : Isabelle Jeannémard avec de nouveau la photo du chat !

On a signalé de nombreux autres comptes de partisans de l'UPR supprimés ...

Après on a eu droit à

  • Les professions de foi qui n'arrivent pas
  • Quand elles arrivent il manque celle d'Asselineau
  • Ou / et les bulletins de l'UPR sont déchirés
  • Les bulletins de l'UPR manquent dans certaines mairies
  • Utilisation de machines à voter non réglementaires à Issy les Moulineaux entres autres ( voir article joint )
  • Electeurs radiés des listes ( Voir article )

.................. !

C'est un festival !

La moitié de ces faits devrait suffire à faire invalider cette parodie d'élection, ça ne sera pas le cas !

Et, cerise sur le gâteau, comme si ce n'était pas suffisant, un magnifique false-flag pile poil au moment des interventions de Fillon et Macron et en parfaite synchronisation aussi avec le Grand Soir 3 sur l'autre chaîne avec Hollande en Guest-star et tout le cirque habituel : on est attaqués, terroristes qui laissent leurs pièce d'identité ..... méchants islamistes et on va aller bombarder des civils dans quelques pays du Moyen-Orient !

Si ce genre de choses avait lieu dans un pays africain, on crierait à la dictature et aux élections truquées et on enverrait des "observateurs indépendants " !

Ça a lieu en France !

Du coup j'ai participé aux élections de mon village et au dépouillement : Aucun souci à ce niveau en tout cas ! Tout s'est passé sans le moindre accro, résultat des courses dans un très petit village, très rural et où personne ne connaît Asselineau :

Votants : 276 sur 321 ( 86 % )

Le Pen : 87 ( 31 % )

Fillon : 62 ( 22 % )

Macron 48 ( 17 % )

Mélenchon 32 ( 12 % )

..........

Asselineau 5 soit 1,8 %

Alors je me dis qu' " ILS " n'avaient pas besoin de faire tout ce cirque ! " ILS " avaient juste à truquer les élections, comme ils l'ont fait !

En tout cas il y a de fortes chances.

Je n'arrive pas à comprendre le score de Macron !

Et je ne vois pas comment Asselineau qui fait 1,8 % des voix dans mon bled peut faire moins de 1 % au niveau national ???

De toutes façons, comment peut on donner le résultat des élections sans se tromper et à un pour cent près à 20 h 00 ???

Alors que les derniers bureaux de vote sont en train de fermer et qu'on n'a pas eu le temps matériel de récupérer les bulletins, ni de les compter ? Je ne parle même pas des élections en outre-mer ou à l'étranger ...

Dans mon village, le dépouillement a été terminé à 19 h 45 ! Pour 276 bulletins ! Ça m'a fait réfléchir ! Combien de temps pour dépouiller, compter et vérifier ceux de tous les français ???

Et malgré ça ils annoncent le résultat à 20 h 00, et ce résultat et le même que le résultat définitif à quelque chose près : Macron : 23,87 à 20 h et 24, 01 le lendemain ! Posez vous des questions !!!

Comment ont ils fait ? Je n'en sais rien et de toutes façons " on ne peut rien prouver " et personne ne dira rien ! Donc .........

L'Oligarchie mondiale a gagné, nous n'avions aucune chance, et elle nous a prouvé qu'elle avait encore les choses bien en main !

Il y avait un espoir, nous avons fait de notre mieux, mais ça n'a pas été suffisant ...

Merci à Monsieur Asselineau,

 

Vahine

 

Je joins plusieurs articles très intéressants et quelques réactions à l'issus de ces élections :

 

  • Réaction de Rémi Laffitte prise sur Facebook

 

 

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Macron élu : Arnaque ? Coup d'état ? L'oligarchie mondiale a gagné !

2017, LE COUP D’ÉTAT

Par Piga

« Une étude un peu approfondie de l’Histoire nous laisse deviner qu’en toute occasion les vraies forces dirigeantes ont à se tenir dans l’ombre des représentants qu’elles se sont choisies, ne pouvant se risquer à s’exposer aux fluctuations événementielles, sous peine de se voir un jour dépossédées de leur puissance ».

                                                                                              Louis Calaferte. 

AVERTISSEMENT :

Les informations qui ont été utilisées pour cette analyse ont été recoupées et vérifiées conformément aux principes de la charte journalistique de Munich. Elles ont pour origine des articles de presse, interviews télé, images et ouvrages dont les auteurs sont connus et reconnus pour la fiabilité de leurs recherches. Il serait trop long de les énumérer ici. Loin de tout name-droping, vous trouverez en fin de publication les références. Mais tout est vérifiable. Attention, cependant aux sites complotistes, confusionnistes où d’extrême droite. Assurez vous que les sites que vous consultez soient reconnus pour le sérieux de leurs publications. Préférez les sites de recherches universitaires. A ceux qui disent que cet article est complotiste, il s’agit, tout simplement, d’un propos irresponsable qui a pour objectif de discréditer toutes critiques à l’égard de pratiques qui mettent en danger la démocratie. Mais plus grave encore cela permet de les avaliser. Il est urgent de cesser ce genre d’accusation un peu simpliste et de poser les vraies questions. En l’occurence a-t-on oui ou non utilisé l’appareil d’État à des fins de stratégies politiques? Les relais d’influence sont -ils réels ? Les media et les instituts de sondage sont ils indépendants? etc. Ce sont les questions centrales du débat.

Propos liminaires. 

Une fois de plus, cet article est long. Prenez le temps de le lire tranquillement, mais lisez le. Il révèle comment certains acteurs ont préparé minutieusement ce qu’il faut bien appeler un coup d’État. Il s’agit pour eux de pérenniser, coûte que coûte, la politique engagée par François Hollande. Alors qu’ils se persuadent de servir les desseins heureux de la France, ces putschistes sont en passe de réussir leur ultime objectif, celui de faire perdre à notre pays son libre arbitre, en soumettant son peuple et en violant la démocratie

L’heure est grave.

Avant –propos. 

En 2005, vous avez, pour certains d’entre vous, participé au referendum du TCE (Traité pour une Constitution Européenne) vous avez détesté le battage médiatique outrancier pour le « oui » ? Vous avez applaudi son rejet par 55% des Français ? Vous avez protesté contre la transformation du TCE en Traité de Lisbonne adopté par le Parlement réuni en Congrès en 2012 ? Vous avez hurlé au déni de démocratie ? Un coup porté à la voix du peuple…un véritable coup d’État ?

Eh bien c’est, à peu de chose près, ce qui se passe aujourd’hui pour faire élire un candidat choisi par la même oligarchie, par les mêmes élus de gauche et de droite, par les mêmes media et pour les mêmes objectifs. Exactement les mêmes. De VGE à Cohn Bendit en passant par Hollande et Bayrou, de TF1 à Libération, du Monde au journal Les Échos, les Pineau, Arnault, Bolloré, tous participent à la promotion d’un seul et même vœu… le « oui » pour Emmanuel Macron.

Dans « Macron ciblé par la CIA » publié sur ce même blog (que je vous conseille de lire avant cette publication) il a été démontré comment ce jeune banquier-énarque a été porté au cœur de l’appareil d’État par des apparatchiks européistes et atlantistes.

Aujourd’hui, il est l’heure pour ces gens là de passer à la phase opérationnelle. Ce qui se prépare en France à l’occasion de ces élections présidentielles peut être qualifié de coup d’État, tant les séquences collent exactement à la définition qu’en font des spécialistes.

Par la manipulation de l’opinion publique et la maitrise des structures de l’État, des hauts fonctionnaires, des hommes politiques, des élus et des journalistes véritables mercenaires au service des patrons de grandes entreprises multinationales et de la finance internationale tentent de soumettre le peuple français à un destin qu’il ne s’est pas choisi. De gauche à droite, du PS au Centre, contre le restant de l’échiquier politique une minorité s’apprête à prendre le pouvoir en France.

Lisez attentivement ce qui est écrit. C’est édifiant !

EN GUISE D’INTRODUCTION

La candidature de Macron : un « 18 Brumaire de la bienveillance » ? 

Un article signé Bruno Roger Petit, dans le numéro de « Challenges » du 15 mars 2017 et titré « Mélenchon et sa constituante : l’inquiétante promesse d’un coup d’état permanent… » raconte : « Depuis des mois, sous prétexte de renouveau démocratique, Jean-Luc Mélenchon promet une assemblée constituante pour aller à la VIe République. En apparence, c’est démocratique, mais si l’on y regarde de plus près, ce projet du futur Mélenchon s’apparente à un coup d’État populiste ».

Cet article est, en vérité, un contre feu. Il est l’arbre qui cache la forêt.

Après s’en être pris, sur le même registre, à Fillon et à Le Pen, Bruno Roger Petit qualifie, avec une mansuétude consternante, la candidature de Macron de « 18 Brumaire de la bienveillance ». Mansuétude ? Pas tant que ça. L’employeur de ce journaliste n’est autre que Claude Perdriel, patron de presse et… soutien actif de Macron.

L’observation est cocasse dans la mesure où c’est en France, à l’occasion du 18 Brumaire, que nait l’expression « coup d’État », celui de Bonaparte…

Ce journaliste serait-il assez pervers pour nous suggérer de façon subliminale ce qui en train de se tramer dans cette élection ? Après l’analyse, pour le moins farfelue, de la constituante de Mélenchon (que dire alors de la Constitution de 1958 !?!), voyons si la candidature de Macron est un « 18 Brumaire de la bienveillance » ?

AUTOPSIE D’UN COUP D’ÉTAT

D’un point de vue historique – y compris dans l’époque contemporaine – le coup d’État a été l’un des moyens les plus fréquemment utilisés pour accéder au pouvoir. D’ailleurs selon les spécialistes plus de la moitié des gouvernements du monde le seraient devenus grâce à ce procédé.

On peut décrire de manière assez précise les techniques opératoires, violentes ou non, de la prise de pouvoir. Ainsi, on observe qu’il s’agit d’abord, pour les auteurs, de s’emparer des structures de l’État, de s’assurer de la maitrise de l’opinion publique, de veiller à une synergie avec le contexte international avant de légitimer le processus, soit par la force, soit par des élections.

Nous allons dans cette publication analyser tous ces points, un par un, en cherchant, à chaque fois, à valider l’hypothèse avant de conclure sur la dangerosité de l’avènement de ce pouvoir en France.

  1. S’emparer de l’appareil d’État

La technique de base du coup d’État consiste à s’emparer des organes centraux de l’administration et en l’occurrence, des institutions de la République. Les auteurs, nous disent les spécialistes, appartiennent le plus souvent eux-mêmes, aux structures étatiques. Nous y sommes.

Qui sont les commanditaires ? 

Il ne fait plus de doute maintenant que c’est François Hollande et son homme de confiance, Jean Pierre Jouyet, le Secrétaire Général de l’Élysée, qui sont à l’origine du projet qu’il faut bien définir comme un véritable coup d’État.

Hollande et Jouyet sont amis depuis 35 ans, des bancs de l’ENA jusqu’à l’Élysée. Les deux hommes se rencontrent à 23 ans. Ils viennent de réussir le concours de l’École Nationale d’Administration et doivent effectuer leur service militaire ensemble, à Coëtquidan, où ils partagent leur chambre avec Michel Sapin. Les trois jeunes hommes se lient d’une forte amitié qu’ils entretiennent sur les bancs de l’ENA (la promotion Voltaire). Hollande déborde d’initiatives, et souvent, Jouyet accepte de le seconder dans ses projets. À la sortie de l’ENA, lors des affectations, François Hollande, classé 8e, laisse le dernier poste accessible à l’Inspection générale des Finances à Jean-Pierre Jouyet.

Leur amitié n’a jamais été mise à mal. Quand en 2014, Jouyet prend les fonctions de secrétaire général de l’Élysée, il déclare : « c’est l’aboutissement de ma vie publique et d’une vie avec lui». Et de préciser : «« Pendant les réunions, je suis secrétaire général, après je redeviens le copain, on sépare ce qui est public et privé de façon plus simple que ce que je croyais» Il promettait alors pour conclure: «Je suis là pour le servir, pas pour le gêner. Je l’ai gêné une fois, cela n’arrivera plus ».

La gêne dont parle Jouyet, c’est quand il a accepté d’entrer dans le gouvernement de François Fillon, au poste de secrétaire d’État chargé des Affaires européennes. François Hollande l’aurait très mal pris. « Mal pris » étant sans doute un peu fort…

Pour quel scénario ?

Hollande et Jouyet sont loin d’être des tendres, il faut que ce soit bien clair pour tous les lecteurs. Ce sont de fins observateurs – et acteurs – de la vie politique. Ils en connaissent les rouages, les stratégies, les us et coutumes, les trahisons et les fidélités.

Media et journalistes sont les instruments de leurs stratégies politiques et ils ont fait l’objet de manipulations constantes qu’ils ont parfois du mal à déjouer, tant leur connivence est forte et parfois incestueuse avec le pouvoir. C’est un jeu que maitrisent parfaitement les deux amis.

Pour Hollande et Jouyet (et d’autres qui leurs sont proches) ce n’est pas l’économie qui est en crise, mais le système politique.

Chez nos concitoyens, la rancœur est à son comble. « Cela fait plus de 40 ans que le libéralisme est au pouvoir, plus de 40 ans qu’on leurs demande de se serrer la ceinture, ceux là promettant des jours enchanteurs sans jamais qu’ils arrivent. 1000 milliards de déficit public en 10 ans (Sarkozy/ Hollande cumulé) disent-il, 10 millions de chômeurs et précaires, des pauvres de plus en plus pauvres, des riches de plus en plus riches ». Ils sont au bord de l’explosion et ne trouvent leur salut que dans des discours qui consistent à tirer un grand trait sur le passé. Force est de constater que nous sommes arrivés, aujourd’hui, à un point de rupture.

Les deux amis  en sont , évidemment, conscients et pour eux, l’heure est grave. Il apparait, dès lors, trop dangereux de ne pas intervenir sous peine de laisser les « populismes renverser la table ». Il faut agir vite, trouver l’antidote et résoudre la crise.

Ils font, assez tôt, le constat qui s’impose : il faut à tout prix poursuivre la politique économique engagée depuis plus de 5 ans et continuer l’intégration du pays dans l’Europe et dans l’économie mondiale. Mais ni François Hollande, ni Manuel Valls ne sont en capacité de le faire. Ils sont, l’un et l’autre, rejetés par l’opinion publique. Pour eux, ils agissent dans l’intérêt du pays et c’est dans l’intérêt du pays qu’ils doivent s’effacer pour pérenniser « l’œuvre » qu’ils ont entreprise.

La solution, c’est Jouyet qui l’a dans sa manche depuis un certain temps: c’est Emmanuel Macron! Hollande n’est pas chaud. Il doute de la fiabilité du jeune banquier.

Jeune et avenant, une tête bien faite, cursus parfait, bien conditionné sous la férule de Jouyet et d’Attali, faisant consensus chez les patrons des multinationales et de la finance mondiale, adoubé par les américains, les anglais et les allemands, inculte politiquement et donc facilement contrôlable, un tantinet imbu de sa personne, il est le candidat idéal pour ce coup de force. Sa feuille de route est rédigée : appliquer une politique européenne libérale et atlantiste en matérialisant une alliance gauche/droite, poursuivre la politique économique engagée et l’inscrire durablement dans l’avenir du pays en créant un grand parti démocrate et « progressiste », à l’issue des élections. Gageons qu’il n’ a pas fallu longtemps pour convaincre Macron.

Ce fut un peu plus difficile pour Hollande. Mais après l’avoir rassuré, Jouyet met Macron sur les rails très vite afin d’éviter qu’il ne soit contraint de se présenter à la primaire de la gauche. Il lui conseille de créer un mouvement plutôt qu’un parti car « compte tenu de l’ambiance, c’est préférable »…

Et Valls ?

Tout comme Hollande, Valls est, pour l’instant, mort politiquement. Il le sait, les sondages ont parlé. Sa désignation comme candidat ferait perdre le camp libéral. Sa mission est alors de représenter le courant libéral à la primaire de la gauche. Pourquoi ? Simplement pour calmer les libéraux du parti et éviter qu’on fasse pression sur Macron pour qu’il participe à la compétition. Car si ce dernier se présentait à la primaire, il serait battu et anéantirait, du même coup, les chances de réussite du projet. Mais pas seulement. La présence de Valls va aussi permettre d’estimer la force du camp libéral du parti et donc celle de  la solidité de la colonne vertébrale du futur « mouvement centriste », car sans eux, le nouveau parti ne serait qu’une coquille vide.

Hollande et son ami sont parfaitement informés de l’état d’esprit de la majorité des militants socialistes, et du désamour profond qu’il règne à l’égard de la politique gouvernementale. Ils sont quasiment certains du résultat de la primaire et de l’éviction de Valls. Mais,  dans le doute, ils vont miser sur Hamon. Pourquoi ? Encore une fois, l’élection de Valls serait contre productive. Hamon est celui qui cristallise l’aile gauche du PS et qui peut empêcher le « populisme » (cf. les objectifs de la NED) de gauche de progresser en le divisant. En langage clair : il s’agit de contenir Mélenchon dans son pré carré.

Comme prévu, c’est ce qui  va se passer.

Hamon est élu candidat. Les soutiens de Valls rejoignent, officiellement ou pas, un à un, le camp Macron et Valls lui même ne tardera pas. Le PS  sera réduit à sa plus simple expression et ne servira, à l’avenir, qu’à entretenir la division parmi les tenants de la gauche de transformation sociale, laissant ainsi le champ libre aux centristes pour mener à bien leurs desseins.

Le scénario à gauche et au centre est donc réglé. Il faut maintenant s’occuper des conservateurs.

La primaire de droite est incertaine. Une confrontation Sarkozy/ Juppé est pour Hollande et Jouyet du pain béni. Il y a des arguments pour les discréditer aux yeux de l’opinion publique. Et au besoin, on  peut à en fournir d’autres. Mais le destin leur sourira. C’est Fillon qui sort vainqueur. Il suffit de lui porter l’estocade. Une « bonne âme » téléphone au Canard Enchainé. On connaît la suite. L’Histoire nous dira qui était à l’origine de cette affaire. Mais, avec un peu de perspicacité, si ce ne sont pas les deux dont il est question ici, puisqu’ils démentent, il ne fait nul doute qu’un de leurs aficionados, ayant compris le sens de l’Histoire, s’est chargé de la basse besogne.

L’affaire est réglée. Les conservateurs sont hors champs.

Reste l’extrême droite. Rien de plus simple. Depuis Mitterrand, les socialistes savent s’en servir. Il faut tout faire pour que Marine Le Pen atteigne des sommets. « On » fait ce qu’il faut pour minimiser ce qui peut l’atteindre (cf. les affaires financières) et « on » dose savamment sa diabolisation. C’est Hollande qui sera le chantre de la lutte contre le FN dans cette séquence.

Les socialistes et les «populistes » de gauche neutralisés, les conservateurs anesthésiés, une confrontation Le Pen/Macron est donc probable. Une fois encore, le réflexe républicain écartera l’extrême droite …c’est donc boulevard et tapis rouge pour Macron.

Hollande et Jouyet ont dû discrètement échafauder ce scénario, un soir, autour d’un verre de champagne (Taittinger, épouse de Jouyet oblige) au cours de leurs vacances d’été car depuis de nombreuses années les couples Hollande et Jouyet se fréquentent régulièrement et partent en vacances ensemble. Petite précision qui n’est pas sans intérêt parce qu’elle situe bien la proximité de ces deux personnages. On ne part pas en vacances avec n’importe qui.

Vous pensez que ce sont des élucubrations ? La réponse est contenue dans une autre question : peut-on naïvement penser que ces deux là n’ont pas mis en commun leurs cerveaux pour monter cette opération ? Pour ceux qui sont éloignés de ce milieu peut être, mais pour les autres, les acteurs et observateurs politiques avisés, eux, savent qu’ils en sont parfaitement capables et qu’ils l’ont fait.

Et pour ceux d’entre vous qui en doutent encore, la lecture des faits, présents et à venir, devra suffire à attester, à peu de chose près, la véracité du propos.

Les théoriciens

Qui sont ils ?

C’est Aquilino Morelle qui va dévoiler le pot aux roses. C’était en avril 2014, cet ex conseiller de François Hollande (il était l’une des plumes des discours présidentiels) venait de quitter l’Élysée après la révélation de ses liens présumés avec l’industrie pharmaceutique et de sa passion pour les chaussures bien cirées. Dans la presse, il accusait l’entourage du chef de l’État d’avoir monté toute l’affaire pour l’éliminer politiquement parce qu’il était trop à gauche. « Les Français ont voté pour le discours du Bourget, pas pour le programme des Gracques, dit il, ce sont leurs idées qui sont aux commandes tout simplement! Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l’Élysée, en est membre. Emmanuel Macron, je n’en sais rien, peut-être. Mais il n’a pas besoin d’y adhérer; il est totalement en symbiose avec eux ». Et de conclure : « Oui, c’est bien leur programme qui est appliqué aujourd’hui. Un programme pour lequel les Français n’ont pas voté ».

Mais qui sont ces gens dont parle Aquilino Morelle ?

Le nom « Gracques » a été donné à deux frères et hommes d’État romains Tiberius et Gaius Gracchus renommés pour leur tentative infructueuse de réformer le système social romain (espérons que leurs contemporains aient le même succès !)

« Les Gracques » d’aujourd’hui, c’est un petit groupe d’hommes d’affaires, de hauts fonctionnaires et d’intellectuels qui s’activent depuis 2007 dans les coulisses du pouvoir pour convertir la gauche française au libéralisme. Pour la plupart, ils occupent des postes hauts placés, souvent dans des banques, des compagnies d’assurances, des fonds d’investissement. Tous ont fait au moins l’ENA ou HEC. Anciens du PS, pour beaucoup d’entre eux, ils ont peuplé les cabinets ministériels des années 1980 et 1990, servant les socialistes « modernes », Rocard surtout mais aussi Jospin, Fabius, Bérégovoy ou Strauss-Kahn. Quand la droite est revenue au pouvoir, ils ont déserté le service de l’État pour rejoindre (ah ! le pantouflage! ) le monde de l’entreprise. Ils y ont gagné beaucoup d’argent mais sans jamais abandonner tout à fait la politique. Aujourd’hui, ils sont dans les coulisses du pouvoir et ils ont des ramifications qui vont jusqu’au plus haut sommet de l’État.

Il est quasiment certain que c’est Jean-Pierre Jouyet qui a cofondé ce groupe semi-clandestin. L’ASPEN et la NED ont déterminé son cadre idéologique (lire « Macron ciblé par la CIA ? »). Voici ce qu’il dit  à propos de l’action des Gracques à l’occasion de l’élection présidentielle de 2012 et ensuite. Lisez bien, car c’est tout simplement époustouflant:

« L’approche des Gracques entre les deux tours, celle d’un rapprochement des réformistes et des sociaux-démocrates, était préconisée aussi par Ségolène Royal. Elle n’a pas fait l’unanimité au PS. J’en ai pris acte. Nicolas Sarkozy m’a demandé de m’occuper de l’EuropeJ’ai constaté que ce n’est un enjeu ni de droite ni de gauche, mais qu’il répond à un impératif national. J’observe qu’il s’est lancé dans une politique de réforme que les Gracques appelaient de leurs vœux. (!!!) Je remarque que l’homme a l’énergie nécessaire pour les mener à bien et qu’il est loin de la caricature de l’ultralibéral qu’on avait dessinée de lui ». Jouyet laudateur de Sarkozy ! Et maintenant Valls qui propose ses services à Fillon…No comment.

On y trouve des gens comme Roger Godino, Guillaume Hannezo, Gilles de Margerie, Ariane Obolenski, François Villeroy de Galha, Erik OrsenaDenis Olivennes directeur général d’Europe 1 et Lagardère Active (Paris-Match, JDD, Newsweb), Matthieu Pigasse, responsable monde des fusions acquisitions (fusac) et du conseil aux gouvernements de la Banque Lazard dont il est directeur général délégué en France. Il est propriétaire et président des Nouvelles Editions Indépendante qui contrôle le magazine Les Inrockuptibles et Radio Nova et actionnaire du Groupe Le Monde et du Huffington Post. Bernard Spitz, président de la Fédération Française de l’Assurance regroupant la Fédération française des sociétés d’assurance et le Groupement des entreprises mutuelles d’assurance. Il préside également le Pôle International et Europe du MEDEF. Mathilde Lemoine, macro économiste Group Chief Economist chez Edmond de Rothschild Group et membre du Haut Conseil des Finances Publiques…et il y en a d’autres du même calibre.

Et qui participe aux travaux des Graques ? Cohn Bendit et…. Macron !

Les économistes. 

Ce sont les mêmes que ceux de François Hollande !

Les économistes qui conseillent Macron aujourd’hui, sont les mêmes, exactement les mêmes, que ceux qui conseillaient Hollande en 2012. Ils faisaient partie du premier cercle et se nommaient  le « groupe de la Rotonde ». Il y avait Jean Pisani-Ferry , le boss, Philippe Aghion, Elie Cohen, Gilbert Cette, Jean-Hervé Lorenzi, les porte flingues et ….Emmanuel Macron.

On ne change pas une équipe qui gagne. C’est tout naturellement que l’Eysée demande à Pisani – Ferry, en janvier 2017, de prendre en charge le programme et les idées du mouvement de Macron. Et ce sont les mêmes fantassins qui vont l’épauler : Cohen, Cette, Lorenzi, Aghion.

Mais, arrêtons nous, un instant, sur Pisani-Ferry, l’alpha du groupe, pour bien comprendre la doctrine et les enjeux.

Jean Pisani-Ferry n’est pas n’importe qui et son influence sociale libérale européiste est grande dans le milieu. Il est un fervent défenseur d’un gouvernement mondial de l’économie au même titre que Jacques Attali. Il a été commissaire général de France Stratégie (ex commissariat au Plan) de mai 2013 à janvier 2017. Auparavant il a été directeur du Centre d’études prospectives et d’informations internationales, conseiller économique de Dominique Strauss-Kahn et de Christian Sautter au ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, président délégué du Conseil d’analyse économique mis en place par Jospin, expert pour la Commission européenne et …le FMI. Autant dire qu’il est calibré.

Cependant, on ne peut cerner correctement cet économiste sans citer le cercle de réflexion « Bruegel » qu’il a cofondé il y a quelques années…

Le think tank Bruegel (sis à Bruxelles) est un centre de recherche qui couvre l’ensemble du champ des politiques économiques. Il est dirigé et financé sur la base d’un système de gouvernance associant des États membres de l’Union Européenne et des multinationales dont Areva, Deutsche Bank, Deutsche Telekom, EDF, Ernst & Young, Erste Bank Group, GDF Suez, Goldman Sachs, Google, Microsoft, Novartis, Pfizer, Renault, Samsung, Syngenta etc.

Président actuel Jean-Claude Trichet ex président de la BCE. Membre d’honneur d’Aspen France (Jouyet en est le président d’honneur), membre du comité de direction du groupe Bilderberg et président en exercice du groupe européen de la commission Trilatérale . Il est membre du conseil d’administration de EADS où il représente… les actionnaires. Pour l’universitaire Frédéric Lebaron, Jean-Claude Trichet « est le plus célèbre et le plus influent d’entre tous » les experts issus de l’inspection des finances, le vivier de Jouyet.

Président d’Honneur Mario Monti, ex commissaire européen et ex président du groupe européen de la Commission Trilatérale.

La boucle est bouclée. Nous sommes ici au cœur du réacteur des idées que Hollande et Macron ont puisé pour définir leur politique économique.

Les soutiens. 

Les grandes fortunes de France choisissent Macron .

« Je lui ai fait rencontrer des milieux d’affaires, on a eu des réunions en Angleterre et il y aura des contacts directs entre Emmanuel Macron et la présidence des États-Unis» disait son mentor le richissime rocardien  feu Henry Hermand.

Mais Macron va aussi être présenté au « Tout Paris » par Jean-Pierre Jouyet, son parrain, qui dispose d’un carnet d’adresse aussi gros qu’un Larousse.

Jouyet a épousé en seconde noce Brigitte Taittinger (le champagne), ex- PDG des parfums Annick Goutal et actuellement directrice de la stratégie de Sciences Po. Les témoins du mariage furent François Hollande et feu Christophe de Margerie, le PDG de Total. 12ème patron du CAC 40. Quand on saura que Jouyet a été nommé en 2008, par Sarkozy, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et que tous les patrons du CAC 40 sont venus le voir dans son bureau, on aura tout dit…

Parmi les dix personnes les plus riches de France, quatre soutiennent officiellement Macron : Bernard Arnaud ( 1er fortune de France), François Pinault (4ème), Patrick Drahi (5ème ), Xavier Niel (9ème). Seul Serge Dassault (3ème) ne s’est pas prononcé officiellement mais il encense Macron et Le Drian, ministre de la défense. Et pour cause. Il a un business à faire tourner. A ceux là, il faut ajouter, Martin Bouygues, Vincent Bolloré, Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Arnault Lagardère et ceux dont on ne connaît pas le nom car Macron ne souhaite pas publier la liste de ses donateurs. On comprend pourquoi.

Le choix du candidat

 » Macron, c’est entre nous, non pas simplement une question de hiérarchie – il sait ce qu’il me doit – mais une question de loyauté personnelle et politique » François Hollande – avril 2016.

Dans une publication précédente (« Macron ciblé par la CIA ») il est décrit avec précision comment cet homme a été choisi et porté au cœur de l’appareil d’état par des membres de l’oligarchie politique et affairiste en moins d’une dizaine d’années. Mois après mois, il a été façonné pour répondre exactement au calibrage des idées politiques de ses parrains, des « sociaux libéraux internationalistes » disent – ils avec pudeur…en fait des néo conservateurs mondialistes conformes à l’idée que se font les Etats Unis de ce que doivent être les démocraties occidentales.

Macron a été amené à devenir secrétaire général adjoint de l’Élysée, l’un des plus proches conseillers du Chef de l’État. Puis Ministre de l’Économie. Son recruteur et mentor politique, Jean-Pierre Jouyet est aujourd’hui Secrétaire Général de l’Élysée, autant dire le cœur de l’appareil d’État

Cette ascension, pour le moins épique, rappelle étrangement la pièce de théâtre  » La Résistible Ascension d’Arturo Ui  » de Bertolt Brecht…(à voir ou à lire impérativement)

Macron, intelligent mais immature…

Le profil psychologique et physique du candidat est très important pour ce projet. Il faut qu’il soit présentable, malléable et qu’il reste sous influence. Une forte personnalité aurait été contre productive et impossible à gérer.

Feu Henry Hermand, son mentor (lire « Macron ciblé par la CIA) , le connaît bien. C’est lui qui lui a mis le pied à l’étrier en politique. Voici ce qu’il en dit en septembre 2016, il y a donc 6 mois : « Il n’a jamais pris une décision importante sans m’en parler. Sur le plan politique, Emmanuel est trop jeune, il a besoin d’être recadré sur des connaissances historiques. Son épouse, est très présente à ses côtés. Elle a orienté ses lectures, joué un rôle dans ses cercles d’amis, veillé à ce qu’il ne se disperse pas ».

Hermand l’infantilise, et de façon anecdotique, il raconte un peu agacé : « Ce désir qu’il a de serrer toutes les mains qui se présentent à lui, même de ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, est regrettable. Avec sa femme, on veut freiner ses tentatives de trop convaincre, on lui dit de se calmer!». Et il conclut en soulignant sa dépendance financière  et psychologique ( ?!)

C’est ce qu’en pense aussi l’entourage de Hollande qui le connaît bien ; « Macron apparaît comme un homme sous influences multiples » disent-ils. Espérons qu’il ne se perde pas…

La description psychologique qu’en font ses proches correspond exactement à l’objectif de ses traitants. Ce qui prouve, s’il en est encore nécessaire, que Macron est un personnage créé de toute pièce pour servir des intérêts puissants. Cette personnalité ne pouvait pas habiter un physique ingrat. Dents blanches, bien coiffé, « tête de premier de la classe » dirait Coluche, costumes de bonne facture, séducteur et charmeur, Macron est l’image même du quarantenaire qui a réussi. Il a sa « Rolex » au poignet.

Pour conclure ce chapitre, écoutons encore une fois ce que dit Henry Hermand : « Il incarne une tendance, il ne faut pas que ce soit personnalisé, il ne faut pas que ce soit M. Macron, il n’a pas d’expérience politique. Je demande qu’on mette en place un comité politique et non pas un comité de parrainage. Macron ne sera candidat que s’il a un mouvement d’opinion suffisamment fort avec des appuis politiques important et il ne fera déclaration de candidature que s’il dispose d’appui suffisant »

2) Le contrôle des media. 

Justement. Le candidat dispose maintenant d’un bon encadrement politico-économique, il faut susciter  un mouvement d’opinion autour de lui. D’aucuns vont s’attacher à le provoquer.

Si la quasi totalité des media est acquise à la cause, c’est bien sûr parce que la dizaine de milliardaires qui soutient Macron en est propriétaire à 90%.

Voici ce qu’en dit Daniel Schneidermann (Arrêt sur Image) : « S’agissant de Macron (…) Xavier Niel et Pierre Bergé, copropriétaires du groupe le Monde, lui ont plus ou moins publiquement déclaré leur flamme. Rien, dans ce que l’on sait de lui, et du peu que l’on sait de son programme, n’est de nature à effaroucher MM. Dassault, Arnault, Pinault, Lagardère, Bolloré ou Drahi. Ce qui ne signifie pas que les oligarques français soient pendus au téléphone chaque matin pour commanditer des unes, des éditos, ou des sondages favorables. Simplement, par capillarité intellectuelle, ils ont nommé à la tête des rédactions de «leurs» médias des journalistes macrono-compatibles, éventuellement macrono-indifférents, en tout cas jamais macrono-opposés, encore moins macrono-hostiles ».

Macron ne laisse rien au hasard. Il a organisé sa communication privée.

« Les politiques sont devenus un bon filon pour la presse people », analyse Marion Alombert, rédactrice en chef de ‘Voici’. « En ce moment, les Macron ont le vent en poupe. Leur couple intrigue, accroche. Et ils ont compris qu’une exposition bien gérée est une publicité efficace. »

Et Sylvain Fort, un porte parole « d’En Marche », de rajouter : « Il y a un contrat d’exclusivité moral avec Bestimage ( agence people des stars). Cela permet de mieux maîtriser leur image, le choix des photos qui circulent sur eux. Quand ils sont victimes de paparazzi, ils font appel à un photographe de l’agence, ils sont sûrs, ainsi, d’avoir des clichés plus avantageux. »

Résultat : en un an, dix couvertures de « VSD », quatre de « Paris Match », deux de « Closer » une de « Voici ». Quand on constate un tel matraquage médiatique autour de ce candidat, Il n’y a  plus rien à ajouter.

Petite précision: Michèle Marchand la directrice de Bestimage, fait partir du staff communication de la campagne….

3) Contrôle de l’opinion publique.

Il est utile de rappeler ici les recherches du sociologue Patrick Champagne sur les sondages. Son travail s’est articulé autour du problème central, en science politique, de l’analyse des formes de légitimation de la représentation politique.

D’une critique des logiques qui sont au principe de la mesure de l’opinion publique par les sondages, on est passé à une réflexion qui tente d’appréhender les effets, sur le champ politique, de la croyance en ces instruments. Cette évolution, qui se veut proche de l’évolution même de l’influence des sondages d’opinion sur les pratiques politiques, constitue le centre de la problématique du sociologue qui prend au sérieux les professionnels des sondages, même ceux qui sont peu sérieux scientifiquement, en les prenant au moins comme objet.

Champagne démontre que la croyance dans l’efficacité des sondages à exprimer « l’opinion publique » est indissociable d’une transformation des règles du jeu politique et particulièrement de l’importance croissante qu’on prit les journalistes et les spécialistes en communication. Ainsi, s’est mise en place la croyance selon laquelle « faire de la politique » c’est, notamment grâce à «une bonne communication», se situer le plus haut possible dans les cotes de popularités ».

On y est quand Macron ne déclare avoir nul besoin d’expérience politique et encore moins de programme pour être candidat. Il suffira pour lui d’avoir une bonne côte de popularité. Jouyet et Hollande l’ont bien compris. Ce sont eux et les économistes qui réfléchissent pour lui. Seule l’image compte, car si on entre dans le dur du programme, on s’apercevra rapidement de quels ventriloques Macron est le nom.

Et en voici la parfaite illustration :

Macron est intégré pour la première fois dans un sondage pour les élections présidentielles en janvier 2016. Le Monde titre : « Sondage : Emmanuel Macron préféré à Manuel Valls ou François Hollande pour 2017 » et en sous titre « Un sondage Odoxa pour « Le Parisien/Aujourd’hui en France » estime que le ministre de l’économie pourrait devancer le premier ministre et même le président ». Il est placé d’entrée de jeu à 22%.

Mais qui sont les commanditaires de ce sondage – test ?

Sans aucun doute le staff de Bernard Arnault, patron de LVMH et propriétaire du « Parisien/ Aujourd’hui en France ». Signalons que Nicolas Bazire, proche de Sarkozy, est l’un des administrateurs de LVMH en même temps que l’un de ceux de l’institut de sondage IPSOS. Mais ce qui est le plus intéressant ici, c’est qu’il est gérant associé de la Banque Rothschild…Il connaît très bien Macron avec qui il a travaillé dans la même banque. Quant à Odoxa, les deux fondateurs sont d’anciens de l’institut de sondage BVA dont Vincent Bolloré et… le fond d’investissement Rothschild ont été actionnaires.

Ce sont donc des proches de Macron qui l’ont mis en selle. On se doute bien à la demande de qui.

Curieusement sa côte moyenne était de 17% dans les sondages tout au long de l’année 2016. Elle a bondi de 7 points en janvier 2017, à 24% pour arriver à 26% des intentions de vote en mars, le plaçant en tête de tous les sondages. Et comme on sait que les élections se jouent dans les trois mois qui précédent les élections, on comprend mieux ces scores…

Il en sera de même, bien sûr, pour Marine Le Pen, challenger indispensable à la réussite du coup d’État. Elle est créditée de 25% des intentions de vote. Normal.

En cherchant un peu on constate que plus de 80% des instituts de sondage appartiennent à la sphère d’influence qui soutient Macron. Son conseiller en la matière n’est autre que Denis Delmas, ancien président de TNS Sofres. Autant vous dire que, celui là, il connaît la musique.

Dans un article de l’inénarrable  « Décodeur » du quotidien le « Monde », soutien inconditionnel de Macron, des journalistes dénoncent les accusations qui sont portées à l’encontre de Macron quant à sa proximité avec les instituts de sondage. Selon eux, les informations publiées sur le sujet sont fausses, erronées ou ne sont plus d’actualité. C’est possible, mais la majorité des instituts de sondage appartient à des milieux financiers  (fonds d’investissement, grandes entreprises, publicitaires etc…) dont est issu Macron et dont la proximité politique, elle,  ne fait pas de doute.

4) Le contexte international

L’important, pour s’assurer de la réussite d’une prise de pouvoir c’est de ne pas froisser ses alliés. En tous les cas, il faut leur donner des gages de non agression. Dans le cas contraire les auteurs s’exposent à une déstabilisation. Il faut donc que les planètes soient alignées. Pour Macron, ses parrains ont rassuré tout le monde. Le candidat reste bien dans l’orbite assignée : atlantiste et européiste, deux points d’un équilibre indispensable.

5) La régularisation du coup d’État

Enfin, il s’agira de valider la démarche par les élections. Ce sera relativement simple. Si le scénario arrive à son terme, Marine Le Pen sera en face d’Emmanuel Macron. Les commanditaires joueront sur la fibre républicaine et rafleront la mise.

CONCLUSION PROVISOIRE

En analysant chaque phase, nous pouvons dire maintenant, sans l’ombre d’une hésitation, si l’on s’appuie sur les  paramètres donnés par les experts, qu’il s’agit bien d’un coup d’État, ou pour l’heure, d’une tentative de Coup d’État…Dans l’intérêt de nos concitoyens et celui de notre pays, il vaut mieux qu’elle n’arrive pas à son terme…

Il est essentiel de laisser la parole à Hervé Kempf, le rédacteur en chef de Reporterre  qui est l’auteur d’un ouvrage remarquable sur l’oligarchie et qui connaît donc bien le sujet.

« Les conditions d’un bon exercice de la démocratie sont largement altérées. La délibération libre est viciée par le fait que les médias sont massivement contrôlés par l’oligarchie. Le choix majoritaire est tronqué par le poids des lobbies voire, parfois, par le déni pur et simple du choix populaire, comme lors du référendum de 2005 sur l’Europe. Mais aujourd’hui, le capitalisme ne considère plus la démocratie comme indispensable à son existence, il la rejette même de plus en plus nettement puisqu’elle conduit logiquement à la remise en cause des pouvoirs en place.

Le respect des droits de l’homme et des libertés publiques est bafoué au nom des politiques anti migratoires. Le pouvoir politique est subordonné aux puissances financières.

En fait, les classes dirigeantes nous font entrer dans un régime oligarchique, où un groupe de personnes contrôlant les pouvoirs politique, économique et médiatique, délibèrent entre eux puis imposent leurs choix à la société.

Or l’oligarchie actuelle cherche avant tout à maintenir sa position privilégiée. A cette fin, elle maintient obstinément le système de valeurs organisé autour de la croissance matérielle et de la surconsommation – un système qui accélère notre entrée dans la crise écologique. »

L’heure du choix de société a sonné…

Référence : 

  • « L’opinion publique n’existe pas », Pierre Bourdieu, Les Temps modernes, n°318, 1973
  • « Faire l’opinion. Le nouveau jeu politique »Patrick Champagne, Paris, Minuit, coll. « Le sens commun », 1990
  • L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie, Hervé Kempf Seuil, Paris, 2011,
  • Edward Luttwak Le Coup d’État : manuel pratique, Paris, Éd. Robert Laffont, 1969
  • Louis Calaferte Droit de Cité, Paris, Ed. Gallimard 1999
Macron élu : Arnaque ? Coup d'état ? L'oligarchie mondiale a gagné !

Commentaire sur Facebook : 

Zheng Sam He

"Rémi Laffitte:

L'humiliation est totale. Le plan des milliardaires s'est déroulé sans accroc.

Fait très exceptionnel dans l'Histoire et totalement unique dans la période récente, les chiffres des sondages ont été respectés quasiment au pourcent près. La démonstration de force est impressionnante et le message est limpide : toute résistance est inutile.

De magouilles médiatiques en magouilles électorales le peuple français est ridiculisé. La violence symbolique d'un tel résultat est inouïe préfigurant de violences institutionnelles, sociales et physiques à venir d'une rare intensité. 
La France, puissance nucléaire, restera donc sous contrôle de l'Union Européenne, des États-Unis et de leur OTAN. Demain comme aujourd'hui nos bombes nucléaires, notre force de production, nos chairs à travail, nos chairs à chômage, nos chairs à canon appartiendront aux oligarques."

Macron élu : Arnaque ? Coup d'état ? L'oligarchie mondiale a gagné !

https://resistance71.wordpress.com/2017/04/24/pauvre-france/

Pauvre France…

 

Résistance 71

 

24 avril 2017

 

Les veautards ont donc accompli le premier parcours de leur œuvre inique !

Résultat donc du premier tour de la course du Tocard d’or pour veautards enfumés: seront donc présents au second tour de l’illusion suprême, dans le coin “kaki dehors, caca dedans” la candidate de la droite nationaliste, fille de son père, représentant toute la tradition et dérives potentielles et de fait de toute droite nationaliste, l’histoire est édifiante, pas la peine d’en faire l’inventaire. Dans le coin caca (d’oie) le représentant de la famille la plus riche du monde, de la haute finance criminelle qui prend sa source à la City de Londres et sa succursale de Wall Street (le CAC40 n’étant qu’une de leurs boutiques franchisées), vecteur inepte et fabriqué de la destruction permanente générée par le monde de la marchandise spectaculaire.

On nous a dit que 70% des veautards ont rempli leur besogne de bas étage et que ces deux candidats représentent environ 45% de cette masse. Donc ces deux marionnettes représentent 31% des électeurs manifestés… Il y a donc aujourd’hui en France 69% de gens potentiellement veautards qui sont contre ces deux candidats. Où est donc la “logique” de la majorité car quoi qu’il arrive, qui que ce soit de ces deux sbires qui sera élu, le sera contre la vraie majorité ? Nous sommes comme d’habitude dans le cas de figure de la dictature de la majorité inversée et pour bien enfumer plus avant et forcer les gens à valider cette mega-supercherie: on va pousser au “vote utile”. Le système a replacé les gens dans la situation de 2002 forçant la goooche bobo à voter pour le candidat de droite. Plus pathétique que çà on meurt.

On a sablé le champagne à la banque Rothschild, à la City et à Wall Street hier soir c’est une certitude tant le second tour est déjà dans leur poche.

Il est évident que le seul choix politique valide est et sera toujours l’abstention, que l’on voudrait bien sûr de masse, le refus de continuer à jouer ce jeu pervers truqué depuis le départ ; car qui que ce soit des deux acolytes qui passe, cela se ferait dans un contexte qui donnerait au peuple le droit de contester et de suivre son propre chemin, celui des associations libres confédérées, de laisser ce sytème étatico-financier sur le bord de la route, l’abandonner pour l’épave qu’il est, afin de se consacrer à la seule voie progressiste qui soit: celle du développement de la société des sociétés égalitaire, anti-autoritaire, appelant les participants à prendre les décisions politiques eux-mêmes et à mettre en œuvre une société hors État, renouant enfin avec le bien commun et la quête du bonheur universel pour tous.

Veautards, une fois de plus vous avez été dupés. Dans deux semaines viendra l’estocade finale pour la très vaste majorité d’entre vous.

N’oubliez pas une chose: en ce lundi 24 avril et jusqu’au 6 mai 2017, nous sommes 69% de veautards de fait ou potentiels à ne pas vouloir de la merde proposée à venir, alors si vous croyez vraiment à cette idée de majorité: elle est là, devant vous !

Ne la trahissez pas. La seule solution est de nous abstenir, en masse, de ne pas choisir entre la variole et ébola comme l’oligarchie nous force à le faire depuis bien longtemps et d’agir politiquement entre nous en ignorant la fange systémique, pour vraiment changer nos vies. La révolution sociale ne viendra jamais des urnes, qui ne sont que les récipients funéraires de vos illusions politiques, celles de maîtres illusionistes qui continuent d’enfumer les citoyens pour que rien ne change, pour que les privilèges demeurent et que l’oligarchie règne.

Veautards, la balle est dans votre camp. Il est grand temps d’arrêter de prendre les vessies pour des lanternes et de mûrir politiquement. Assez de cet enfantillage électoral pseudo-démocratique !

Qu’on se le dise !

 
Macron élu : Arnaque ? Coup d'état ? L'oligarchie mondiale a gagné !

http://oumph.free.fr/textes/vote_electronique_issy.html

Pétition pour le maintien du vote papier

Vote électronique à Issy-les-Moulineaux

Résumé

À Issy-les-Moulineaux (France 92130), les citoyens n'auront pas le choix lors des élections présidentielles et législatives de 2007, ce sera vote électronique obligatoire. Étant moi-même Isséen et suivant la question du vote électronique, j'ai cherché à discuter avec les élus de ce point.

La solution technique retenue devrait être l'ordinateur de vote iVotronic de la société américaine ES&S, déjà connu pour divers problèmes dans le passé.

Les questions de manque de transparence, de fiabilité, de vérifiabilité et de recomptage impossible apparaissent rapidement lorsque l'on s'intéresse au vote électronique.

Vous trouverez sur cette page des échanges avec divers élus municipaux, des éléments d'argumentaire et des références vers d'autres documents sur le sujet du vote électronique. Vous pouvez aussi consulter les autres pages sur l'ordinateur de vote ES&S iVotronic et sur les dispositions légales.

Pour mémoire, le député-maire d'Issy-les-Moulineaux est aussi [en 2007] co-président du groupe d'études « Internet, technologies information, commerce électronique ».

La ville d'Issy-les-Moulineaux fait partie de la 10ème circonscription électorale des Hauts-de-Seine. Elle se subdivise en deux cantons (est et ouest). Depuis le 1er mars 2007, elle est découpée en 40 secteurs de vote (20 bureaux par canton).

Historique sur Issy-les-Moulineaux

  • 23 octobre 2009 : M. Santini, député maire d'Issy-les-Moulineaux, invité du Talk Orange Le Figaro.

    Question d'un Isséen : Le vote électronique, trop opaque et trop cher, recule da ns bon nombre de démocraties. Pourquoi vous obstinez-vous à l'imposer à vos concitoyens ?

    Réponse d'A. Santini : Ècoutez aujourd'hui se termine le forum de la e-démocratie, les spécialistes du monde entier - les experts de Obama sont là - si vous posiez cette question pendant ce congrès, vous feriez hurler de rire. Vous avez eu des négationnistes qui niaient les chambres à gaz...

    Journaliste : la comparaison est osée

    A. Santini : non mais vous allez voir. Vous avez des spécialistes qui nient le 11 septembre. Bon, et maintenant vous avez des gens aussi ridicules qui nient le vote électronique. Le vote électronique, c'est comme ça.

    (propos déjà prononcés durant les Assises du Numérique du 1er octobre)

  • 7 juin 2009 : élections européennes, retour du vote électronique...
  • 6 novembre 2008 : élections professionnelles, scrutin papier à Issy-les-Moulineaux pour une fois
  • 12 mai 2008 : rapport du paramétrage et de la mise sous scellés du second tour de l'élection présidentielle (questions restées sans réponse à l'huissier)
  • 12 mai 2008 : analyse des PV du second tour : multiples soucis techniques, violations du code électoral, absence de contrôle sur l'élection
  • 20 mars 2008 : analyse des PV du premier tour : multiples soucis techniques, violations du code électoral, absence de contrôle sur l'élection
  • 17 mars 2008 : demande de copies de tous les procès-verbaux de chaque bureau de vote de la ville pour les cantonales 2nd tour
  • 16 mars 2008 : sur le canton Issy-Ouest, 2nd tour des cantonales, voir le compte-rendu d'un citoyen désabusé. Pas de 2nd tour pour les municipales.
  • 12 mars 2008 : demande de copies de tous les procès-verbaux de chaque bureau de vote de la ville pour les municipales et cantonales 1er tour
  • 9 mars 2008 : 1er tour des municipales, et sur le canton Issy-Ouest, 1er tour des cantonales, voir le compte-rendu d'un citoyen dépité
  • 11 février 2008 : date limite de livraison prévue des ordinateurs de vote suite à l'appel d'offre
  • 9 février 2008 : parution du livre « Vote électronique : les boîtes noires de la démocratie » de Perline et Thierry Noisette, ISBN : 978-2-35209-113-4, qui revient notamment sur Issy-les-Moulineaux
  • 31 décembre 2007 : clôture de la consultation pour l'appel d'offres
  • 29 novembre 2007 : mise en ligne de l'appel d'offres de location et maintenance de « 45 machines à voter pour les élections municipales de 2008 et de 22 machines à voter pour les élections cantonales de 2008 »
  • 17 juin 2007 : 2nd tour des législatives
  • 10 juin 2007 : 1er tour des législatives
  • 6 mai 2007 : 2nd tour de la présidentielle
  • 5 mai 2007 : réunion de rappel du déroulement des journées de scrutin
  • 4 mai 2007 : configuration des ordinateurs de vote et mise sous scellé
  • 30 avril 2007 : demande de photocopies de tous les procès-verbaux originaux de chaque bureau de vote de la ville concernant le 1er tour. Demande non satisfaite, uniquement une consultation sur place qui montre que l'on est loin du satisfecit de la ville sur le 1er tour
  • 22 avril 2007 : 1er tour de la présidentielle, voir le compte-rendu d'un citoyen scandalisé
  • 21 avril 2007 : réunion de rappel du déroulement des journées de scrutin
  • 20 avril 2007 : conférence de presse Ordinateurs-de-vote.org et remise de la pétition à l'ÉlyséePolémique sur des tracts et des affiches.
  • 18 avril 2007 : réception d'une copie d'écran de la liste des candidats (courrier d'accompagnement, l'enveloppe utilisée montre qu'il ne s'agit pas d'un envoi pris en charge par l'État comme la précédente, ce qui donne un coût supérieur à 20000 EUR avec le timbre à 0,53 EUR et 39000 électeurs annoncés)
  • 18 avril 2007 : configuration des ordinateurs de vote et mise sous scellé. Formation des assesseurs (TODO compte-rendu non écrit).
  • 17 avril 2007 : réception des professions de foi. Photos de l'ordinateur mis en exposition au centre administratifConfusion à Issy toujours pionnière : un premier tour pour décider comment on vote ?
  • 30 et 31 mars 2007 : réunions préparatoires de formation pour les présidents de bureau de vote accompagnés de leur vice-présidents. Mon compte-rendu de la formation du 30 mars. En version courte : pannes de matériel, logiciel mal fichu et traduction bâclée, problèmes d'ergonomie, disparition de voix, aucun contrôle même pour les assesseurs
  • 28 mars et 1er avril 2007 : des tracts Ordinateurs-de-vote.org ont été distribués aux Isséens sur les marchés, pour informer et appeler à signer la pétition qui a déjà recueilli plus de 35.000 signataires
  • 28 mars, 31 mars, 1er avril 2007 : démonstrations des ordinateurs de vote à Issy. À noter que dès la semaine précédent ces démos, la Municipalité communiquait dans le journal Point d'appui d'avril en disant « Les conseillers de quartiers ont organisé des permanences de marchés et de quartiers (...) pour permettre aux habitants de découvrir les machines à voter et d'apprendre à les utiliser. Ainsi, une machine a été installée sur chaque stand et chacun a pu constater qu'il était très simple de voter. Bien entendu, des questions ont été posées. ». Mon expérience personnelle : après la discussion filmée avec M. Santini, où il m'a suggéré d'aller voter ailleurs, j'ai eu droit à diverses insultes et pressions en privé (dommage) par des conseillers municipaux (dont une menace d'arrestation).
  • 27 mars 2007 : réception de ma nouvelle carte d'électeur (redécoupage des bureaux de vote au 1er mars)
  • 26 mars 2007 : réception du courrier de la ville annonce le vote 100% électronique (courrier daté du 23 mars, plaquette promotionnelle Issy/Datamatique recto et verso)
  • 8 mars 2007 : vidéo de la Ville d'Issy vantant le vote électronique
  • 7 mars 2007 : lettre ouverte à M. le député-maire, restée sans réponse (version HTMLPDF et texte brut) : retour en 6 pages sur les arguments avancés par la municipalité et sur les dernières déclarations
  • début mars 2007 : livraison des premiers ordinateurs de vote à Issy-les-Moulineaux. Annonce des présentations à la population, notamment dans le numéro de mars de la revue municipale « Point d'appui » (voir texte dans la partie Archives)
  • 1er février 2007 : réunion du conseil municipal, notamment sur l'appel d'offres pour les ordinateurs de vote. Alors que la Floride annonce qu'elle jette ses ordinateurs de vote, Issy-les-Moulineaux confirme l'achat de 60 machines pour 300.000 EUR... (les 5 élus de l'opposition et une élue de la majorité se sont exprimé contre)
  • 28 janvier 2007 : lettre ouverte de l'opposition socialiste au maire, aux maires-adjoints et aux conseillers municipaux
  • 27 janvier 2007 : contact avec un des conseillers municipaux de l'opposition (voir texte dans la partie Archives).
  • 19 janvier 2007 : réponse de la Mairie au courriel du 7 janvier, qui répond uniquement sur la partie autorisation de publication (voir texte dans la partie Archives).
  • 9 janvier 2007 : question d'actualité du député Michel Hunault (UDF, même famille politique que M. le député-maire André Santini) ; « Au nom du groupe UDF et en pensant à une proposition de loi que nous avons déposée, je voudrais savoir si le Gouvernement entend faciliter le vote par internet lors des prochaines élections. Cela se pratique déjà dans certaines démocraties d'Europe, et facilite les choses pour les personnes éloignées, empêchées ou handicapées. Sur le plan technique, il n'y a pas d'obstacle. Qu'en pense donc le Gouvernement ? ». M. Hunault avait déjà soumis, avec M. Santini, une proposition de loi visant à autoriser le vote par internet en février 2005, expéditive sur les détails comme « l'anonymat, le secret et la sécurité du vote. »
  • 8 janvier 2007 : fin de l'appel d'offres pour les ordinateurs de vote à Issy-les-Moulineaux
  • 7 janvier 2007 : nouveau courriel au maire (voir texte dans la partie Archives)

  • 30 décembre 2006 : confirmation par courriel de M. le député-maire André Santini (voir texte dans la partie Archives). Le seul moyen de vote à Issy-les-Moulineaux en 2007 sera l'ordinateur de vote et le coût d'acquisition prend en compte les scrutins jusqu'en 2012. Les raisons évoquées sont la « lutte contre la fraude électorale », « le gain de temps très important  », « la disparition des éventuelles erreurs dues à la manipulation des bulletins », la disparition du papier et « le vote blanc est possible ».

  • 29 novembre 2006 : annonce N°291 publiée dans le BOAMP 228 B, dépt. 92 « Objet du marché : acquisition et maintenance de 60 machines à voter et système d'exploitation associé. ». Voir aussi l'annonce sur le site des marchés publics de la ville.
  • 15 octobre 2006 : émission de télévision 8-FI sur la chaîne Direct8. Éric Legale, « directeur communication et nouvelles technologies » indique : « on a testé vraiment tous les systèmes et on généralisera évidemment les machines à voter lors des prochaines élections en 2007. (...) À partir de maintenant on votera électroniquement à Issy-les-Moulineaux. » Et à la question « 100% des électeurs d'Issy-les-Moulineaux voteront aux présidentielles de façon électronique ? » il a répondu « Avec une machine à voter, oui ».
  • Décembre 2005 : élection des conseils de quartiers par vote électronique. La ville indique que « 62,15 % des électeurs inscrits, sur la base du volontariat, ont voté par internet, du lundi 5 au lundi 12 décembre, pour élire leurs représentants aux 4 Conseils de Quartier de la Ville.
    93,8% des votants ont utilisé l'Internet depuis leur domicile ou leur bureau et 6,2% depuis les bureaux de vote.
    Moins d'une dizaine de minutes ont été nécessaires pour proclamer les résultats de l'élection, le 12 décembre dernier à 18h, après le dépouillement électronique des votes, réalisé par la société Election Europe. » (les mises en valeur sont dans le texte de la ville)
    . Maintenant relativisons les chiffres avancés : 1440 inscrits, soit 4% de la liste électorale, dont seulement 62,15% de ces volontaires ont votés (soit 895 personnes). Un dépouillement en une dizaine de minutes n'est pas exceptionnel dans ces conditions, même en vote papier... (ramenez 895 à la taille d'Issy les Moulineaux et vous verrez que chaque bureau n'aurait pas eu grand nombre de bulletins à se mettre sous la dent). D'autre part on note que cela fait une cinquantaine de personnes seulement qui ont utilisé les bureaux de votes. Magie des statistiques.

La ville accueille depuis 7 ans le forum e-démocratie (devenu world e-gov forum depuis) :

  • En 2006, M. le député-maire André Santini déclarait « Réinventer la démocratie, cela veut surtout dire la faire évoluer. La démocratie n'est pas un système figé. Depuis l'instauration de la Vème République, en 1958, plus d'une centaine de lois et règlements ont modifié le code électoral, avec pour objectif d'étendre l'universalité du suffrage, d'ouvrir l'accès à la représentation à un plus grand nombre de citoyens, de combattre la fraude électorale et de clarifier les financements politiques.
    Quand j'entends qu'il faut conserver coûte que coûte les isoloirs, je ne peux m'empêcher de rappeler qu'il avait fallu 40 ans de débats, en France, pour les adopter, en 1913 ! Les britanniques, eux, les avaient déjà mis en service en 1872.
    Les opposants d'alors doutaient alors de la capacité des électeurs à s'adapter et se réfugiaient derrière des arguments techniques pour justifier leur refus. Exactement ce que nous vivons aujourd'hui dans le débat sur le vote électronique.
    Et cela fait plus de 30 ans que nous débattons des machines à voter, les premières ayant été mises en œuvre lors des législatives de 1973.
     »
  • Mon compte-rendu du 6ème forum en octobre 2005 (« La séance spéciale de l'ASS2L concernant son appel « Pour une démocratie électronique libre » a été en partie plombée par le vote électronique (voir notamment le billet de Frédéric Couchet), cause de la non signature des grandes associations du logiciel libre. (...) J'ai mentionné (de la salle) les problèmes posés par le vote électronique (voir par exemple les sites Recul-democratique.org et Pour une Éthique du Vote Automatisé), ainsi que la nouveauté médiatico-politique de la semaine, le « sarkospam » (blogs sur le sujet ici et là notammentjournal LinuxFrun article de Libération, etc.).

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Dernière mise à jour : 2009/10/24

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Macron élu : Arnaque ? Coup d'état ? L'oligarchie mondiale a gagné !

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Des électeurs radiés des listes saisissent le tribunal

De nombreuses personnes ont eu la mauvaise surprise de découvrir dans leur bureau de vote qu’elles n’étaient plus inscrites. Elles n’ont pas pu glisser leur bulletin dans l’urne.

La mairie de Strasbourg l’a confirmé, dimanche soir 23 avril : 15 000 personnes ont été radiées des listes électorales lors de la traditionnelle mise à jour des fichiers qui a eu lieu cette année ; un chiffre important pour une ville de 270 000 habitants.

Mais à la suite de cette réactualisation, prévue par la loi, de très nombreux électeurs ont eu la mauvaise surprise de découvrir au dernier moment dans leur bureau de vote qu’ils n’étaient plus inscrits pour voter.

Selon les témoignages recueillis par Le Monde dans la capitale alsacienne, il s’avère que plusieurs électeurs ont été radiés pour avoir omis de signaler un déménagement, qui remontait, pour certains, à plus de dix ans.

« C’est proprement hallucinant ! »

Ainsi, Patrick L., 43 ans, avait changé d’adresse il y a sept ans. Mais il avait pu voter aux quatre dernières élections dans le bureau de vote rattaché à son ancien domicile. Cette fois, lorsqu’il s’est présenté, on lui a annoncé qu’il n’était pas inscrit sur la liste. Bizarrement, sa femme, qui est dans le même cas que lui, a pu voter. « c’est proprement hallucinant ! J’avoue je tombe de haut… », lâche-t-il.

Un peu plus loin, Esther L. est choquée ; elle vote dans le même bureau depuis quinze ans mais elle vient de découvrir qu’elle avait été radiée. Et en ce 23 avril, elle est loin d’être la seule ; des dizaines de personnes, qui ont aussitôt déposé un recours au tribunal d’instance, attendent dans le hall dBureaux de vote à la Cité internationale à Rennes, le 23 avril. NICOLAS LEGENDRE / LE MONDE

Le cas strasbourgeois n’est pas unique. A Nancy, à Clichy (Hauts-de-Seine), ou dans des communes plus petites comme La Queue-en-Brie (Val-de-Marne), les témoignages d’électeurs mécontents qui ont découvert le jour même du vote qu’ils ne figuraient plus sur les listes électorales affluent, souvent postés sur les réseaux sociaux.

Là aussi, dans la plupart des cas, les radiations semblent être liées à des changements d’adresse non signalés. Mais selon les témoignages recueillis par France Bleu Alsace, des personnes ont également été radiées en raison de problèmes d’état civil – notamment plusieurs femmes mariées, dont la carte d’électeur avait été établie à leur nom de jeune fille.

Contestations en justice

Les radiations semblent avoir été plus massives dans certaines communes que d’autres. Une carte participative en cours d’élaboration par les internautes recense les municipalités où des dysfonctionnements ont été signalés.

Pour pouvoir voter, au moins au second tour, les électeurs concernés doivent saisir la justice. A Strasbourg, une personne s’occupe au tribunal d’instance de réceptionner les dossiers sur lesquels les juges doivent statuer. « Depuis 8 h 30, je n’arrête pas », lançait-t-elle dimanche.

Pour contester leur radiation, il faut que les électeurs se rendent au siège de la communauté d’agglomération pour y récupérer le courrier recommandé leur annonçant leur radiation, se munir d’un justificatif de domicile, et rédiger une lettre manuscrite.

Chaque dossier doit ensuite être porté au tribunal d’instance pour être examiné par le juge de permanence, qui l’examine en temps réel.

« Je suis trop déçu »

Ceux qui n’avaient pas signalé un changement d’adresse ont vu leur requête rejetée ; ils ne pourront pas voter à la présidentielle ni aux législatives. D’autres, victimes « d’erreurs matérielles » ont pu voter, dont un homme, radié à tort après le décès d’une autre personne qui avait les mêmes nom et prénom.

Comprenant que les requêtes qui font suite à un changement d’adresse n’ont aucune chance d’aboutir, Tirango, 28 ans, hésite à entrer dans le tribunal. « Je suis trop déçu de pas pouvoir voterC’était tellement important cette année. Surtout pour nous, les jeunes. Avec les attentats terroristes, le chômage… Pour une fois, j’avais fait mon choix, la politique, j’étais à fond cette année. » Il secoue la tête et baisse le regard, abattu. S’il avait pu voter, c’est Jean-Luc Mélenchon que ce demandeur d’emploi aurait plébiscité.

Les personnes dont la requête a été rejetée ont désormais la possibilité de saisir la Cour de cassation. A Strasbourg, celles qui se sont croisées au tribunal au cours de la journée se sont d’ailleurs donné rendez-vous pour faire leur déclaration au greffe ensemble, mardi.

Chaque année, La Poste recense près de trois millions de foyers qui s’installent dans une nouvelle commune. Or, seul un électeur sur cinq pense à se réinscrire.

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