1 enfant sur 4 vit dans la misère aux Etats-Unis

Publié le par Vahine

 

Les Etats-Unis, quel beau pays !!!

 

 

Un article de Rebellyon.Info :

 

" It’s call american dream because you have to be asleep to believe it " . G.Carlin, traduction :

" On l'appèle le rève américain parce qu'il faut être endormi pour y croire "

 

 

Miracle du capi­ta­lisme, les mai­tres du monde, chan­tres du libé­ra­lisme débridé, ren­trent dans les charts selects de la grande misère, médaille d’argent pas loin der­rière la Roumanie.

 

taux d"enfants pauvres dans les pays développés

Ils s’étaient déjà illus­trés suite à la crise capi­ta­liste par un accrois­se­ment spec­ta­cu­laire de gosses vivants dans la rue , 1.6 mil­lions, une pro­gres­sion record de 45 % depuis 2010, mais aussi 46 mil­lions d’amé­ri­cains sur­vi­vent grâce à des bons ali­men­taire soit une aug­men­ta­tion notoire de 74 % depuis 2007. Le gen­darme du monde n’est plus capa­ble d’assu­rer le gite et le cou­vert sur son sol.

N’en déplaise aux thu­ri­fé­rai­res ser­vi­les du sys­tème capi­ta­liste, l’ali­men­ta­tion, le loge­ment devien­nent un pro­blème crois­sant dans les pays consi­dé­rés encore pour com­bien de temps comme les plus riches.

 

On en profitera pour constater que le pays le mieux noté, c'est l'Islande, vous savez, ce pays qui a refusé de rembourser les banques !!!

 

 

( ... )

 

C’est vrai, on s’en était pas rendu compte, la chance ini­ma­gi­na­ble de ces gosses de vivre au pays DE la liberté d’entre­prise, et ils ne remer­cie­ront sans doute jamais assez l’économie de marché de veiller sur leur bien-être.

Diane Tran, 17 ans peut témoi­gner de l’atten­tion par­ti­cu­lière que l’état amé­ri­cain, fidèle ser­vi­teur du grand capi­tal, tou­jours prêt à brimer une popu­la­tion aux abois, lui a réservé : une nuit de taule pour absen­téisme sco­laire. La gamine cumule 2 tafs en plus de sa sco­la­rité pour nour­rir ses frères et sœurs, les parents ayant fuit le domi­cile fami­lial. Pas de médaille pour cette étudiante méri­tante, mais la geôle, seul crime repro­ché à Diane, la pau­vreté, ne pou­vant jouir de parents riches pour sub­ve­nir à ses besoins et payer sa sco­la­rité, l’état l’a immé­dia­te­ment sanc­tionné. Cette his­toire pathé­ti­que a eut le mérite de mettre en lumière le sort réservé aux ado­les­cents aux USA, com­bien de Diane Tran, au par­cours moins méri­tant au regard des médias mains­tream et pour des motifs aussi absur­des, crou­pis­sent dans les geôles démo­cra­ti­ques amé­ri­cai­nes dans l’indif­fé­rence géné­rale.

Ces pseu­dos phares de l’émancipation des peu­ples oppri­més par la nuit noire de la dic­ta­ture tra­cent un chemin vers la démo­cra­tie à coup de bombes et autres drones aux popu­la­tions avides de liberté, se pren­nent un sérieux coup dans l’aile, rap­pe­lés bru­ta­le­ment par la réa­lité. L’ame­ri­can dream vire au cau­che­mar. Le capi­ta­lisme can­ni­bale ne se contente plus d’affa­mer les popu­la­tions du tier monde n’ayant plus grand chose à tirer de leur corps déchar­nés et s’atta­que aux siens, au nord de l’hémi­sphère juste retour de bâton, face à l’apa­thie du char­nier pré­cé­dent, diront cer­tains mal embou­chés. Et les dégâts com­men­cent a se voir. Ce désas­tre n’est certes pas un scoop, les États-Unis, apô­tres du capi­ta­lisme , terre du libé­ra­lisme le plus sau­vage, ne peu­vent qu’engen­drer ce genre d’iné­ga­li­tés tou­jours plus crois­san­tes . SHOW must go on, les states ont une répu­ta­tion a main­te­nir au prix de quel­ques dom­ma­ges col­la­té­raux, hélas pour eux (les col­la­té­raux, pas les capi­ta­lis­tes pour eux tout va bien pas de soucis) .

 

( ... )

 

Mais impo­ser sa vision du monde et pro­té­ger sa popu­la­tion ter­ri­fiée ( et la main­te­nir dans cet état) de l’axe du mal est un choix poli­ti­que et a un coût. Le budget mili­taire amé­ri­cain s’ est envolé depuis l’ère Bush et l’atten­tat des tours jumel­les. Les gou­ver­ne­ments suc­ces­sifs ne lési­nent pas sur la dépense : 1.5 bil­lions ( 1 bil­lion = 1000 mil­liards) de dol­lars pour le budget de la défense en 2012.

 

 

 dépenses militaires par pays {JPEG}

 

1 tiers des recet­tes fis­ca­les sont consa­crés à la guerre et au budget sécu­ri­taire, le gou­ver­ne­ment dépense plus pour pro­té­ger la popu­la­tion d’une hypo­thé­ti­que atta­que ter­ro­riste que du coup du sort mal­heu­reux que la vie lui inflige. Depuis le 9/11,238 citoyens amé­ri­cains sont morts dans des atten­tats ter­ro­ris­tes, soit 24 par an et pour la grande majo­rité loin du sol amé­ri­cain, en Afghanistan ou en Irak. Sur 25719 décès liés au ter­ro­risme dans le monde, les amé­ri­cains ne repré­sen­tent que 0.124%. Un pour­cen­tage loin d’être anodin et qui jus­ti­fie à lui seul, la dépense mili­taire amé­ri­caine. Et bien sur, cette suren­chère hal­lu­ci­nante et osten­ta­toire du budget mili­taire , se fait au détri­ment des bud­gets mineurs qui subis­sent des coupes dras­ti­ques : l’éducation, la culture, la santé.

Mais face la menace ter­ro­riste hypo­thé­ti­que qui obsè­dent les amé­ri­cains, l’état ne mégote pas.

 

Selon la CPSC , un amé­ri­cain moyen est plus sus­cep­ti­ble de se faire défon­cer le crâne suite à la chute d’ un télé­vi­seur que d’être tué par un ter­ro­riste. Entre 2000 et 2010, 293 amé­ri­cains sont morts chez eux parce qu’une télé, un meuble leur est tombé dessus. 55 morts de plus que le ter­ro­risme sur la même période. Les télé­vi­seurs tuent plus que le ter­ro­risme mais malgré cela ne béné­fi­cient pas d’un budget gou­ver­ne­men­tal équivalent pour pro­té­ger la popu­la­tion du danger poten­tiel que cet objet repré­sente (éteint ou allumé) . On cons­tate envi­ron 40 décès chaque année suite à une réac­tion aller­gi­que aux piqû­res d’abeilles, de guêpes ou encore de fre­lons. Les insec­tes tuent chaque année plus de bons citoyens amé­ri­cains que les ter­ro­ris­tes et ne sont guère inquié­tés par les agents retors de la CIA. Le gou­ver­ne­ment pré­fère, ali­men­ter la peur irra­tion­nelle d’une horde de barbus, bardés de bombes enva­his­sant le sol amé­ri­cain, que celle d’un crâne réduit en bouilli suite à la chute malen­contreuse d’une télé, on se demande bien pour­quoi. On a les ser­vi­ces publics qu’on mérite, Al-Qaïda versus télé­vi­seur.

 

Mais malgré tout, la plus grande menace qui pèse sur le peuple amé­ri­cain c’est lui-même. Selon le der­nier rap­port de l’OMS  les mala­dies non trans­mis­si­bles comme le cancer, les trou­bles pul­mo­nai­res, le dia­bète et les mala­dies car­dia­ques sont res­pon­sa­ble de 87 % de la mor­ta­lité chez les amé­ri­cains, com­pa­ra­ti­ve­ment 64 % dans le reste du monde. Ces mala­dies sont prin­ci­pa­le­ment causés par le taba­gisme, une mau­vaise hygiène ali­men­taire, le manque d’acti­vité phy­si­que, et l’abus d’alcool, (bref la vie ) ce qui signi­fie que les Américains se tuent à un rythme beau­coup plus sou­tenu qu’aucune orga­ni­sa­tion ter­ro­riste ne pour­rait jamais l’espé­rer. Malgré cela, le long et tor­tueux débat sur l’assu­rance mala­die uni­ver­selle, promis par Obama n’a guère avancé.

Ce der­nier , immé­dia­te­ment label­lisé prix Nobel de la paix à son inves­ti­ture, a achevé le taf de Bush et rem­placé son fameux patriot act devenu obso­lète. Impulsé par son admi­nis­tra­tion, le NDAA permet l’arres­ta­tion et l’embas­tille­ment et le meur­tre de tout citoyen amé­ri­cain soup­çonné de rela­tion avec le ter­ro­risme sans autre forme de procès où qu’il se trouve dans le monde . Il étend ainsi les lois d’excep­tions de la non moins célè­bre prison Guantánamo sur le sol et contre la popu­la­tion amé­ri­caine en quel­que sorte en lieu et place de la fermer. On voit clai­re­ment que le bien être du peuple amé­ri­cain n’est guère la prio­rité bien au contraire de la plus grande démo­cra­tie libé­rale.

P.-S.

N.

Commenter cet article