Avenir ......

Publié le par Vahine

Pris sur mon blog préféré : L'éveil 2011

 

 

Cette dame a parfaitement raison .

Nous sommes le 11/11/11, et que ce passe t 'il ?

Rien !

Que se passera t il en 2012 ? Le 21 Décembre 2012 ? D' où viendra le miracle , le changement tant attendu ?

La planète sera t'elle disloquée par un astéroïde ? De gentils martiens viendront ils mettre les banquiers en prison ? Passerons nous, par l'opération du saint esprit, à un nouveau stade de conscience ? Ça serait tellement pratique !!!

Nous rentrons dans l'ère du Verseau et le changement que nous attendons tous ne pourra venir ...

Que de nous mêmes..............

 

Pas de miracle, pas de magie, pas de sauveur à attendre. Pas de drame non plus, à part d'innombrables problèmes liés au climat, et d'autres liés à l'économie qui s'effondre .....

 

Mais aucune solution qui ne passe par notre volonté, la volonté des hommes et leur lutte !

 

Moi la première, j'aurai préféré un événement extraordinaire qui remette tout à sa place ....
Mais il faut se rendre à l'évidence, il n'y aura aucun  " deus ex machina ".....

Je ne suis pas sur le parvis de la Défense, je n'ai aucune excuse !!!!!! Si vous non plus vous n'y êtes pas, vous n'avez aucune excuse non plus .

Si nous voulons un changement, il va falloir agir, rien ne se passera sans cela, et ça ne sera pas facile .....


PostHeaderIcon Nous sommes les 99%… d’immobiles ?

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Judith Bernard, professeure de lettres modernes et chroniqueuse d’Arrêt sur Images, est passée hier soutenir les valeureux Indignés de La Défense, leur prodiguant couvertures et thé bouillant. Elle les a quittés plus indignée qu’avant, puis rédigé ce billet rempli de honte…
J’écris dans le RER qui me ramène de la station «Grande Arche de la Défense», où résiste tant bien que mal la mobilisation des Indignés de France. Enfin disons d’Ile-de-France. Et puis disons esquisse de mobilisation : à peine un commencement, peut-être déjà la fin, et surtout l’impression d’un immense écart, douloureux, pathétique, entre la grandeur du principe, de l’enjeu, du propos, et les dimensions dérisoires de l’événement…

Bref, disons plutôt la vérité : j’écris dans la honte.

La honte d’être de France

La honte d’être de ce pays jamais las d’arpenter les boulevards entre République et Bastille, en cortèges inoffensifs qui ne font plus frémir personne — pas la police, et pas même ceux qui manifestent et ne le font (sans enthousiasme, encore) que pour la forme, forme d’ailleurs infiniment impropre puisque aucun des lieux réellement stratégiques n’est visé par ce parcours obsolète.

Honte d’être de France, ce pays incapable de passer à l’action et d’imiter — ne serait-ce que d’imiter ! À quoi en est-on réduit ? — … les Indignados d’Espagne, … les Américains d’Occupy Wall Street, … et ceux de la City, … tellement plus nombreux et plus courageux que nous autres les râleurs professionnels, tout occupés de maudire la finance mondialisée sur les forums internautiques où nous noyons par milliers notre colère dans l’abyssal océan de la toile, tandis que sur le parvis de La Défense ils sont aujourd’hui cinquante à peine, debout, mais gelés et fatigués, à attendre — en vain ? Pour combien de temps encore ? — que nous les rejoignions.

J’en reviens de ce parvis où j’ai porté couvertures, bonnets, gants et thé bouillant à des jeunes gens un peu perplexes, qui s’inquiétaient : où sont les gens ? Où sont les Indignés de France dont on entend partout la colère, mais une colère sans bras ni jambes, où sont-ils et qu’ont-ils fait de leurs forces, les Parisiens si prompts à défiler dans les manifs, à remplir les métros bondés et les magasins les jours de soldes, les petits trottoirs des jolis quartiers de promenade quand vient le dimanche et l’envie de prendre l’air ?

Tandis que souffle le vent de l’Histoire

Ah ça, le vent souffle sur le parvis, c’est un lieu dur, austère, ingrat pour une occupation, mais c’est une dureté qui fait symbole pour celle du monde économique, et d’autant mieux voir la détermination de ceux qui viennent d’y passer quatre nuits.

Figurez-vous cela : quatre nuits sur le béton, sous la méchante petite pluie glacée, et sans tentes puisque les Forces de l’ordre les leur ont dès le premier soir arrachées — ah ces images (voir plus bas) : des CRS robocopiés, l’humain dissout dans l’armure, tiraillant sur les toiles de tentes jusqu’à les déchirer — «trouble à l’ordre public» ? Mais quel trouble ? Le parvis est immense et fussent-ils deux mille, les Indignés n’empêcheraient pas encore qu’on y circule, qu’on s’y presse, pour foncer tête baissée vers les longues tours où l’on travaille toujours plus pour toujours moins de sens, sinon celui de la pente dégringolant droit dans le mur.

Faut-il donc que la France le manque, ce rendez-vous historique ? Tandis que les mois passés ont vu, aux quatre coins du monde, se réveiller les peuples, les faire prendre la rue et parfois le pouvoir, il faudrait que ce soit là, dans le berceau des Lumières dont tous les mouvements d’émancipation du monde peuvent encore se réclamer, qu’on soit les plus résignés, les plus inertes et les moins ambitieux ? C’est à nous, les enfants de Voltaire et de Montesquieu, que revient l’indigne tâche d’enterrer le mouvement dans le désarroi de sa faiblesse ? On la voit venir, depuis un moment, cette basse besogne qui nous incombe, à nous qui n’avons pas encore assez mal. Car c’est la seule hypothèse qui tienne pour expliquer la faiblesse du mouvement Indigné en France : la jeunesse française, comparée à l’espagnole par exemple (et apparemment à l’américaine et à l’anglaise, aussi), ne souffre pas encore assez.

[...] Ce qu’en termes grossiers on pourrait traduire comme suit : les Français ne sont pas encore assez dans la merde pour en avoir plein le cul au point d’aller se les geler sur le parvis de La Défense.

Il faut donc avoir atteint le dernier degré du tragique pour entrer sur la scène de l’Histoire ? Etre vraiment au désespoirpour oser enfin embrasser l’espérance de l’action ? Il faudrait donc souhaiter qu’on en arrive là pour que ça bouge ?! 

NOUS SOMMES LES 99%… D’IMMOBILES ?
Pourtant, sur le diagnostic, en France il semble qu’on soit désormais assez nombreux et assez d’accord : le néolibéralisme et «l’efficience des marchés» se sont révélés pour ce qu’ils sont – d’énormes machines à creuser les inégalités, s’emballant démesurément au péril de l’humain. L’hypothèse de travail, formulée depuis quelques années, commence à être audible sur les grands médias : la marche du monde ne saurait être laissée aux desiderata des seuls marchés, et le politique (au sens noble: l’élaboration du bien commun) doit pouvoir reprendre la main sur les règles économiques. Dans les conversations de comptoir, et de plateaux télévisés, on tombe à peu près d’accord, et sur l’idée aussi qu’il faudrait que les politiques en prennent acte, et donc que nous les y poussions. Mais quand il s’agit de le montrer – qu’on n’est pas très contents, qu’on est nombreux («nous sommes les 99%», disent les indignés) et qu’on est légitimes à réclamer d’être traités en êtres humains plutôt qu’en agents asservis au profit du capital, alors plus personne? Juste cinquante gamins, deux ou trois chiens et parfois un SDF – d’ailleurs, il faut leur dire, aux SDF, d’aller là-bas, sur le parvis de la Défense : les dons en nourriture excèdent les besoins des mobilisés, trop peu nombreux pour consommer tout ça ; qu’au moins le stock serve à tous ceux qui traînent leur estomac creux sur les trottoirs parisiens.
On me dit, par écran interposé, que la Défense n’est pas le bon endroit, que c’est trop dur, que ça ne prendra pas, qu’il faut changer de stratégie ; fort bien. Allez leur dire : ils y sont, eux, ouverts à l’action, au dialogue, aux idées, à la mobilité, dotés de bras et de jambes, d’oreilles pour vous écouter et de voix pour vous faire entendre – allez-y, c’est le moment. Ou : jamais (mais qu’on n’aille pas se plaindre après).
Source : actuchomage.org
WikiStrike

Publié dans Résistance

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