Et si on arrétait de bosser comme des cons ...

Publié le par Vahine

Sur le blog des enculuminés :

 

" Le travail est l'opium des peuples " , et c'est vrais que ceux qui ont du temps libre pourraient se mettre à réfléchir, et cela pourrait être dangereux pour nos dirigeants ...

 

Un excellent billet de Maha au sujet du débat, sensiblement le même qu’ici, qui a eu lieu dans les commentaires du billet sur le retour de l’esclavage (Le nabot:Pour les gens au RSA ce sera 7 heures de taf obligatoire!):
J’ai constaté une chose, ici et ailleurs, c’est que les partisans du « pas de boulot -> pas de fric » sont de moins en moins en nombreux, et les autres de plus en plus virulents contre cette minorité, ce que je comprends parfaitement.
La question est de savoir dans quel modèle de société on aimerait vivre…
1) Pas de boulot pas de pognon, avec une exception pour les « faibles », qui sont soutenus par les autres sans contrepartie (modèle actuel) puisqu’on sait très bien que tout le monde ne trouve pas sa place dans ce modèle élitiste ou le « système éducatif » nous passe tous à la moulinette. Il y a même énormément de déchets, inhérent à ce système ou on fait pas ni ce qu’on aime ni ce qu’on peut vraiment, parce qu’ »il faut bien bouffer ».
Le résultat: Une majorité de gens qui rament comme il peuvent – oui se sacrifient – pour avoir le droit de vivre, et une petite minorité abrutie qui occupe les fonctions clé et se charge de tout détruire (en délocalisant par exemple) sans mauvaise conscience – les déchets étant compris dans le tarif.
2) Je te file juste de quoi bouffer et en échange tu fais ce que je te dis (RMIstes en Allemagne et bientôt RSA en France). Les déchets du système défaillant deviennent trop cher, alors on les fait bosser pour des prunes. Les « inactifs » deviennent sinon dangereux (ils réfléchissent! Ils lisent, ils font de la musique, ils se réunissent, ils s’épanouissent, au secours!!).
Dans le cas de l’Allemagne: Le rendement de cette main d’oeuvre gratuite évidemment démotivée est tellement mauvais que les « entrepreneurs » préfèrent employer de la main- d’oeuvre étrangère payée au lance pierre. Si bien qu’on réfléchit maintenant à un salaire minimum, la situation étant devenue ABERRANTE. Travailler devient inintéressant, les « assistés » pourtant de plus en plus nombreux sont traités comme du bétail, le travail au noir fleurit.
Un salaire minimum n’arrangera rien, faisant passer tous ces sous-payés dans la catégorie « assisté » et forçant la délocalisation et le travail forcé, rendu plus attractif malgré le manque total de motivation (cf RDA, et bientôt France).
Essayer de faire marcher ce système, c’est comme s’acharner à vouloir faire rouler une roue carrée.
3) Si tu bosses pas tu crèves, et si y’a pas de boulot c’est pareil (USA, on va y arriver, les Etats étant fauchés, au pire quand des millions de chômeurs en Europe préfèreront la cloche à l’esclavage).
C’est comme (2) avec encore plus de misère et de criminalité.
4) Tu es accepté comme individu à part entière dès ta naissance SANS CONDITION et tu es assuré de ne manquer de rien. Ta simple existence est un enrichissement pour le groupe. A toi de te développer sans pression et de donner en retour ou pas. Tu as le minimum vital, et pour le reste, à toi de jouer (revenu inconditionnel). Les besoins de base sont assurés intelligemment, on a le temps d’être créatif. Tu n’es pas de la main d’oeuvre le moins chère possible (dont personne n’a plus besoin), mais un être humain.
Et si il te faut 3 semaines pour fabriquer une paire de godasses, et alors, qu’est ce que ça peut foutre?? Hé les gars, déjà pensé à marcher pieds nus?
Et parce que quelqu’un demandait qui allait nettoyer les chiottes: Quand plus personne n’aura la vocation de le faire, et bien on arrêtera tout simplement de ch… à coté.
Il ne faut pas oublier que les boulots les plus dégueulasses ne sont pas nécessaires dans un modèle qui n’est plus basé sur la consommation à outrance, dans un modèle ou on ne compare plus les couts d’une machine à ceux d’un humain!! Un modèle ou on se pose systématiquement la question de savoir si il n’y a pas une autre solution, si on ne peut pas faire autrement.
Au lieu de tout organiser pour faire bosser le plus de mougeons possibles, on pourrait tout aussi bien faire le contraire!
Dans une société « primitive » deux heures de travail journalier suffisent pour nourrir une famille de 4 personnes. Avec les possibilités techniques qu’on a, on devrait tous être libérés et passer à autre chose. Il sert à quoi notre « progrès », à part fabriquer des maladies et des i-phones?
Combien d’heures travaillez vous pour la poubelle? La poubelle au sens large, c.a.d. aussi les guerres dont ce système pourri a besoin pour sa remise à zéro régulière, les administrations à la con, les montagnes d’ordures et les « richesses » accumulés par une élite et dont personne n’a besoin pour une vie épanouie.
L’être humain est il vraiment né esclave, se définissant par le travail, et même plus capable d’imaginer un autre modèle? La créativité et l’art seulement au service du rendement? Qui a dit ca?? Les élites à qui ça profite depuis des siècles? Celles qui croient être devenues riches en compensant la misère intellectuelle, spirituelle et émotionnelle par des merdes matérielles qui ne suffisent jamais, forcément??
Le pauvre mougeon conditionné descend dans la rue pour réclamer …. du travail! Au lieu de réclamer la fin du gâchis et de l’esclavage, la fin de la destruction de son environnement, le droit de vivre.
Option 1, 2, 3 ou 4.. ou 5, on a le choix.
Parenthèse fermée
La peur du chômage est plus grande que la peur de la mort, lis-je à l’instant à propos d’un article du Welt sur la Bundeswehr intitulé « un emploi sûr ».
Comme quoi « crise économique » et guerre vont vraiment parfaitement ensemble, comme la cuvette et le balai à chiottes.
Le discours typique de l’esclave
  »L’esclave n’est pas celui qui a des chaînes aux pieds, mais plutôt celui qui n’est plus en mesure d’imaginer sa liberté. »

 

Perso je suis à 100% pour l’option 4, mais pour que se soi possible, il faut commencer par être capable de s’imaginer quelque chose qui n’existe pas, et pas seulement se définir en fonction du travail. Et bannissez une fois pour toute cette honteuse expression de notre société « gagner sa vie », qu’elle aberration! Nous n’avons pas à la gagner, elle nous est DONNÉ, mais on nous l’a volé, reprenons là!
Jo ^^
Argent trop cher, la vie n'a pas de prix !!!


Publié dans Résistance

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