Prism ou Big brother is watching you

Publié le par Vahine

Prism ou Big brother is watching you

Ou l'on finit par révéler ce que tout le monde savait déjà plus ou moins : Qu'Internet avec Facebook, Google et consort sert de base de données à tous les services de renseignements de la planète ...

Mais c'est pas grave, on n'a rien fait de mal !

Je ne vais pas vous rassurer : à mon avis rien que taper certains mots clefs ou venir sur mon blog vous classe déjà dans la catégorie des méchants terroristes potentiels, qu'un drone venu des USA peut abattre un beau jour sans jugement et dans l'indifférence générale ....

Bon, n'exagerons rien, on risque juste un petit séjour à Guantanamo !

Comme le dit très bien cet article , le pire c'est que les gens sont demandeurs ! Résultat de la terreur utilisée comme forme de gouvernement depuis le false-flag du 11 Septembre !!!

Sur Global Relay Network : http://globalepresse.com/

 

Les révélations d’Edward Snowden sur PRISM sont-elles une bonne chose ?

PRISM-operationEdward Snowden, ancien agent de la CIA et de la NSA à l’origine des révélations sur le programme du surveillance PRISM, est en ce moment même en train de trouver un moyen d’échapper aux autorités de son pays. Il est effet recherché par la justice américaine pour espionnage, vol et utilisation illégale de biens gouvernementaux… car il a dévoilé confirmé que les Etats-Unis espionnent, volent et utilisent illégalement des données personnelles des gens du monde entier avec la complicité notamment de Facebook, Google, Yahoo!, Microsoft, Skype, AOL, Apple…

Mauvaise nouvelle pour le gouvernement américain ? Pas forcément.

Car suite à ces révélations, que s’est-il passé ? L’Union Européenne a demandé un effort de « transparence » aux américains ; mais on a plus l’impression qu’elle demande à ce que les informations soient partagées. De son côté Vladimir Poutine s’est chargé d’exprimer haut et fort (et en se marrant) que ça n’était pas une révélation. François Hollande de son côté n’a pas semblé se sentir concerné, pour le plus grand bonheur de l’opposition.

Au niveau des populations, pas grand chose non plus. A part booster les visites de DuckDuckGo, ce moteur de recherche alternatif à Google et qui protège la vie privée, les compagnies américaines visées par cette affaire ne semblent pas avoir connu de soucis de popularité. Il semblerait que personne ne se soit vraiment ému d’avoir la confirmation que ce qui se passe dans les films est en fait une réalité. Encore mieux, les américains soutiennent le programme de surveillance : d’après un sondage réalisé par le Washington Post, 62% des personnes interrogées estiment que la lutte contre le terrorisme passe avant le respect de la vie privée, et 56% trouvent acceptable le fait que l’on écoute leurs conversations téléphoniques. Le pire c’est que seulement 26% des personnes interrogées ont suivi de très près l’affaire Prism alors que 33% l’ont très peu suivie.

Les dictateurs en rêvaient, les démocraties l’ont fait

L’abcès a été crevé, et tout semble bien se dérouler. Les révélations d’Edward Snowden auront servi à appuyer l’idée selon laquelle l’État se devait de faire de la sécurité de la population une priorité, quoiqu’il en coûte. Car dans le même temps, il suffit d’augmenter le taux de faits divers dans les journaux télévisés pour que les gens ressentent le besoin de protection. Alors, tant que les américains nous pondent des bons films et des bonnes séries…

Nous glissons peu à peu vers une société Orwellienne, et le « Big Brother is watching you » a été démystifié. Car après tout, « si vous n’avez rien à cacher, vous n’avez rien à craindre », parait-il, et c’est ce que Barack Obama essaye de nous faire comprendre. Et ça marche très facilement : pas plus tard que cette nuit, des voitures ont été abîmées dans le parking devant chez moi, des personnes ayant tenté de siphonner l’essence. Résultat ? « Il faudrait mettre des caméras », est-il possible d’entendre dans les conversations du voisinage.

Et pourtant, il y a cette autre phrase, attribuée à l’un des pères fondateurs des Etats-Unis, Benjamin Franklin : « un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux ». Espérons qu’il se trompait. Ou que « le peuple » change. Dans tout les cas, espérons.

Article de ANTho

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