Si on ne leur obéit pas ...

Publié le par Vahine

Très bel article, poétique et tellement vrais, par Cédric Bernelas sur Diktacratie link

 

 

Si on ne leur obéit pas…

Si on ne leur obéit pas…

le 11 août, 2012 dans Philosophie politique par


L’Empire c’est quoi, c’est qui ?


Prenez une planète, mettez-y beaucoup de pétrole, de grosses banques et quelques compagnies d’assurances, et vous aurez le nécessaire pour provoquer une crise à laquelle nous ne pourrons remédier qu’avec une guerre.

 

 

 

 


Le nom des responsables ?  : Blythe Masters, Joseph Cassano, Alan Greenspan, Charles Sandford, David Xiang Li, Dimitri Kalafatis, Jamie Damon …(Lire et relire Généalogie d’une crise).


Mais après ? Ce genre d’informations, même alternatives, semblent juste propices à indigner la bande d’enfants gâtés que nous sommes…


Une bande d’égoïstes qui ont bien plus que presque partout ailleurs dans le monde et qui pourtant passent leur temps à se plaindre quand les autres ont cent fois moins.


Une bande d’irresponsables qui croient n’avoir que des droits et aucun devoir, qui veulent toujours plus en payant le moins possible, sans se soucier des conséquences.


Une bande d’insolents qui se croient autorisés à affirmer et imposer leur moralité quitte à ce qu’elle soit la pire de l’humanité.


Une bande d’arrogants qui arguent que voter c’est être libres !?! Et puis ce n’est pas la question d’être de droite ou de gauche… car choisir la manière ou le style, avec lesquels nous allons servir une caste de loups prêts à tout pour devenir et rester les maîtres du monde, reste une remarquable arnaque !


Peut-être même que le soleil des plages et les J.O. des télés nous aident finalement à ne pas percevoir que nous sommes complices de ces salopards de la finance…

Il n’y a pas d’innocents !

Mais quoi ! Si pour avoir la liberté il suffit de la désirer, s’il n’est besoin que d’un simple vouloir, se trouvera-t-il une nation au monde qui croie la payer trop cher en l’acquérant par un simple souhait ? Et qui regretterait sa volonté de recouvrer un bien qu’on devrait racheter au prix du sang, et dont la perte rend à tout homme d’honneur la vie amère et la mort bienfaisante ? Certes, comme le feu d’une petite étincelle grandit et se renforce toujours, et plus il trouve de bois à brûler, plus il en dévore, mais se consume et finit par s’éteindre de lui-même quand on cesse de l’alimenter, de même, plus les tyrans pillent, plus ils exigent ; plus ils ruinent et détruisent, plus on leur fournit, plus on les sert. Ils se fortifient d’autant, deviennent de plus en plus frais et dispos pour tout anéantir et tout détruire. Mais si on ne leur fournit rien, si on ne leur obéit pas, sans les combattre, sans les frapper, ils restent nus et défaits et ne sont plus rien, de même que la branche, n’ayant plus de suc ni d’aliment à sa racine, devient sèche et morte. »


          Cédric Bernelas & Etienne La Boétie

Publié dans Nouvel ordre mondial

Commenter cet article